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Vendredi 21 septembre 2018: Une quête marqueurs pour les 25 ans de Myst ! (Mystpedia) (RicKy @ 19.08.2018 16:24:27)
Ondine et Tapioca, du forum Mystpedia, nous organisent une belle aventure « marqueurs ». Celle-ci se déroule dans 8 Âges différents. Le point de rendez-vous est au sanctuaire de l’observateur (Watchers Pub) à 12h30 (heure KI). Ici sur le forum pour suivre la discussion et trouver des indices : http://www.mystpedia.net/forum/un-beau-jeu-de-marqueurs-pour-les-25-ans-de-myst-t1680.html
Samedi 22 septembre 2018: Grande fête anniversaire des 25 ans de Myst (RicKy @ 13.08.2018 12:48:23)
Le samedi 22 septembre 2018, c’est une date à retenir ! Pourquoi ? Car c’est le 25ème anniversaire de la franchise Myst pardi ! Le NULP Dance Group organise un grand spectacle pour l’occasion,  et vous donne donc rendez-vous dans la caverne. Informations à retenir : L’événement aura lieu dans le relto du Mir-o-bot (N° […]
Lundi 28 mai 2018: Balade à D'ni Riltagamin (Mystpedia) (RicKy @ 11.05.2018 09:51:12)
Ondine via le forum Mystpedia, propose et organise une nouvelle sortie. En voici son annonce : Shorah b’shemtee… chers voyageurs des Âges Je vous propose une balade à D’ni Riltagamin, lieu de départ de l’univers D’ni, près de la fissure, au pied du volcan endormi, la demeure unique de Ti’ana, Gehn, Atrus et Yeesha. Dans […]

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ondine
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MessagePosté le: Ven 27 Juil, 2018 06:53 AM    Sujet du message:

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Dans les couloirs du temps qui passe chemine péniblement le Maître du Temps. Il y a des portes qui nous attirent comme un voyageur devant une lumière qui exhorte tout un chacun à laisser aller les choses à ses envies, quelques repères d'un scénario reviennent de temps en temps à la mémoire, dans lesquels apparurent de nombreux symboles, des formes destinées à se métamorphoser, un sentiment d'inventivité, de don de soi exprimé, d'une aura qui brille de l'intérieur, des visions se présentent spontanément dans l’espace infini de l’imagination.
Fidèle au temps passé, lointain ou proche, peu importe, nous sommes propulsés comme sur la vague qui emporte au loin les bateaux avec à son bord les vieux pochtrons, dans les clapotements furieux des marées, le souffle du vent insensé et la pluie diluvienne furent très bénéfiques, l’écume jaillit, frôlant la mouette volage bien loin des amers remarquables, le désir de toucher terre s’éveille. Dans la banalité grise d’un ciel éteint se profilent les chalands, c'est sans doute ici que le Maître médite, ou bien ailleurs, tous les lieux sont propices aux êtres sans peur de Chronos, les étoiles sont là, guidant sagement les marins vers le rivage, dans une part de nous, habite toujours une étincelle de Vie capable de devenir fanal pour guider dans la nuit noire un cheminant en mal d'Amour filial qui mène souvent dans une impasse, on crée des ancrages qui nous permettent d'apporter plus d’ardeur au sein du véhicule physique, mais le corps comme le mental sont encore des moyens d'expression souvent malhabiles sans allégeance avec l'Esprit Divin qui ne peut faire entendre son chant.
Sur la longue route qui ne peut voir son but, la félicité se glisse à travers les jours sceptiques, dans ces moments de grâce, nous appréhendons par ces instants fugitifs, le fil qui relie et nous lie à tout un chacun. Avançons plus loin, il est temps de s’aventurer dans des territoires inexplorés en revenant à nos racines dans un passé lointain, écoutons le bruit de la sylve, dans les grands arbres s'ébattent une communauté de primates pratiquant l'épouillage et d'autres activités tout aussi basiques, c'est l'heure exquise où les fossoyeurs de la brousse n'ont rien à surveiller du haut des baobabs, un souffle chaud écrase la savane, les prédateurs somnolent mais leurs sens demeurent aux aguets dans la chaleur étouffante densifiée d'humidité, à l'ombre des bosquets, les antilopes rêvent.
D'ardentes imaginations se mettent soudain en scène, au cœur de la Matière, le regard s'ouvre sur les portes de la perception quelque part aux antipodes, l'expansion d'un Univers est achevé, les atomes vont retourner à leur composition simplifiée, l’obscurité du monde n’est qu’une ombre, derrière elle, se trouvent une clarté, une joie ineffable qui sous-tend la Création, les créatures animées ou qui semblent sans vie, du minéral en passant par le végétal, l'animal, l'homme, et les règnes sur d'autres exoplanètes, nous résidons dans le monde du présent, mais nous situons nos esprits sur l’ancienne Voie.
Au loin, nous apercevons un lac perdu entre des pins parasols, couverts de nénuphars, à travers un petit chemin couvert d’épines, nous avançons, le sang coule goutte à goutte sur le sol transformant la terre en un tapis écarlate qui lui aussi se métamorphose en une multitude de pétales de Roses rouges, les douleurs deviennent des doux leurres, nos pieds ailés frôlent le chemin qui devient de plus en plus incertain, on s'enfonce dans un monde perdu, parcouru par des vents fantômes chargés d'étranges pollens, les scènes dessinent des scénarios en imbroglios, on s’accroche, les chimères cadencent notre marche insensée de leur mélopée gutturale, des relents méphitiques planent dans l'air créant un malaise dans cette scène onirique, il pleut des ficelles de ténèbres électriques, nos cris apeurés tirent hors d'un trou une étrange créature avec de grandes oreilles et trois cheveux sur la tête.
Non , non, ce n'est pas Yoda car son nez ressemble à une courgette qui s'allume quand il nous interpelle ainsi : NON...Bouh...Bigre...c'est une hideuse manticore qui se pointe et hisse la tête,...Vite...protégeons nos corps, sa queue s'agite dans le vide en tordant vers le haut la fourche vénéneuse qui en arme la pointe, la détestable bête...Ouais, ho, hé, hein, ça va...la réalité dans laquelle nous sommes a été déviée, amplifiant nos visions de chimères, oublions ce passage obscur, nos prières ont reçu réponse du fond de l’éther, les exilés poursuivent et chantent à pleine voix -hé ho, hé ho, on rentre du boulot avec dans notre dos, un sac plein de nectar, du Chouchen de Landerneau; mais l'ivresse ne peut être éternelle, seul l'accomplissement d'un projet longuement élaboré peut nous mettre dans un état d'exaltation partagé, il est indispensable de se détourner des séductions subjectives.
Dans l'horizon sans fin qui jamais n’approche, les jambes alanguies, surgit un gnome, nous guidant...oh délice...! vers une grotte...le gnome nous dit alors: le passage dans la terre est un thème fréquemment utilisé dans les enseignements initiatiques.
Instant sublime, on retient son souffle, vient une descente, derrière un rocher, coule une source d'eau pure s'enfonçant dans les profondeurs de la terre, nous serpentons gaîment, au coeur de l’insolite et rare beauté...
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tapioca
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MessagePosté le: Sam 28 Juil, 2018 10:51 AM    Sujet du message:

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Dans les couloirs du temps qui passe chemine péniblement le Maître du Temps. Il y a des portes qui nous attirent comme un voyageur devant une lumière qui exhorte tout un chacun à laisser aller les choses à ses envies, quelques repères d'un scénario reviennent de temps en temps à la mémoire, dans lesquels apparurent de nombreux symboles, des formes destinées à se métamorphoser, un sentiment d'inventivité, de don de soi exprimé, d'une aura qui brille de l'intérieur, des visions se présentent spontanément dans l’espace infini de l’imagination.
Fidèle au temps passé, lointain ou proche, peu importe, nous sommes propulsés comme sur la vague qui emporte au loin les bateaux avec à son bord les vieux pochtrons, dans les clapotements furieux des marées, le souffle du vent insensé et la pluie diluvienne furent très bénéfiques, l’écume jaillit, frôlant la mouette volage bien loin des amers remarquables, le désir de toucher terre s’éveille. Dans la banalité grise d’un ciel éteint se profilent les chalands, c'est sans doute ici que le Maître médite, ou bien ailleurs, tous les lieux sont propices aux êtres sans peur de Chronos, les étoiles sont là, guidant sagement les marins vers le rivage, dans une part de nous, habite toujours une étincelle de Vie capable de devenir fanal pour guider dans la nuit noire un cheminant en mal d'Amour filial qui mène souvent dans une impasse, on crée des ancrages qui nous permettent d'apporter plus d’ardeur au sein du véhicule physique, mais le corps comme le mental sont encore des moyens d'expression souvent malhabiles sans allégeance avec l'Esprit Divin qui ne peut faire entendre son chant.
Sur la longue route qui ne peut voir son but, la félicité se glisse à travers les jours sceptiques, dans ces moments de grâce, nous appréhendons par ces instants fugitifs, le fil qui relie et nous lie à tout un chacun. Avançons plus loin, il est temps de s’aventurer dans des territoires inexplorés en revenant à nos racines dans un passé lointain, écoutons le bruit de la sylve, dans les grands arbres s'ébattent une communauté de primates pratiquant l'épouillage et d'autres activités tout aussi basiques, c'est l'heure exquise où les fossoyeurs de la brousse n'ont rien à surveiller du haut des baobabs, un souffle chaud écrase la savane, les prédateurs somnolent mais leurs sens demeurent aux aguets dans la chaleur étouffante densifiée d'humidité, à l'ombre des bosquets, les antilopes rêvent.
D'ardentes imaginations se mettent soudain en scène, au cœur de la Matière, le regard s'ouvre sur les portes de la perception quelque part aux antipodes, l'expansion d'un Univers est achevé, les atomes vont retourner à leur composition simplifiée, l’obscurité du monde n’est qu’une ombre, derrière elle, se trouvent une clarté, une joie ineffable qui sous-tend la Création, les créatures animées ou qui semblent sans vie, du minéral en passant par le végétal, l'animal, l'homme, et les règnes sur d'autres exoplanètes, nous résidons dans le monde du présent, mais nous situons nos esprits sur l’ancienne Voie.
Au loin, nous apercevons un lac perdu entre des pins parasols, couverts de nénuphars, à travers un petit chemin couvert d’épines, nous avançons, le sang coule goutte à goutte sur le sol transformant la terre en un tapis écarlate qui lui aussi se métamorphose en une multitude de pétales de Roses rouges, les douleurs deviennent des doux leurres, nos pieds ailés frôlent le chemin qui devient de plus en plus incertain, on s'enfonce dans un monde perdu, parcouru par des vents fantômes chargés d'étranges pollens, les scènes dessinent des scénarios en imbroglios, on s’accroche, les chimères cadencent notre marche insensée de leur mélopée gutturale, des relents méphitiques planent dans l'air créant un malaise dans cette scène onirique, il pleut des ficelles de ténèbres électriques, nos cris apeurés tirent hors d'un trou une étrange créature avec de grandes oreilles et trois cheveux sur la tête.
Non , non, ce n'est pas Yoda car son nez ressemble à une courgette qui s'allume quand il nous interpelle ainsi : NON...Bouh...Bigre...c'est une hideuse manticore qui se pointe et hisse la tête,...Vite...protégeons nos corps, sa queue s'agite dans le vide en tordant vers le haut la fourche vénéneuse qui en arme la pointe, la détestable bête...Ouais, ho, hé, hein, ça va...la réalité dans laquelle nous sommes a été déviée, amplifiant nos visions de chimères, oublions ce passage obscur, nos prières ont reçu réponse du fond de l’éther, les exilés poursuivent et chantent à pleine voix -hé ho, hé ho, on rentre du boulot avec dans notre dos, un sac plein de nectar, du Chouchen de Landerneau; mais l'ivresse ne peut être éternelle, seul l'accomplissement d'un projet longuement élaboré peut nous mettre dans un état d'exaltation partagé, il est indispensable de se détourner des séductions subjectives.
Dans l'horizon sans fin qui jamais n’approche, les jambes alanguies, surgit un gnome, nous guidant...oh délice...! vers une grotte...le gnome nous dit alors: le passage dans la terre est un thème fréquemment utilisé dans les enseignements initiatiques.
Instant sublime, on retient son souffle, vient une descente, derrière un rocher, coule une source d'eau pure s'enfonçant dans les profondeurs de la terre, nous serpentons gaiement, au coeur de l’insolite et rare beauté, les stalagmites et stalagmites se reflètent dans l'onde vive , un légère vent chaud vient nous caresser, puis en continuant notre pérégrination la chaleur.....
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ondine
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MessagePosté le: Dim 29 Juil, 2018 06:27 AM    Sujet du message:

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Dans les couloirs du temps qui passe chemine péniblement le Maître du Temps. Il y a des portes qui nous attirent comme un voyageur devant une lumière qui exhorte tout un chacun à laisser aller les choses à ses envies, quelques repères d'un scénario reviennent de temps en temps à la mémoire, dans lesquels apparurent de nombreux symboles, des formes destinées à se métamorphoser, un sentiment d'inventivité, de don de soi exprimé, d'une aura qui brille de l'intérieur, des visions se présentent spontanément dans l’espace infini de l’imagination.
Fidèle au temps passé, lointain ou proche, peu importe, nous sommes propulsés comme sur la vague qui emporte au loin les bateaux avec à son bord les vieux pochtrons, dans les clapotements furieux des marées, le souffle du vent insensé et la pluie diluvienne furent très bénéfiques, l’écume jaillit, frôlant la mouette volage bien loin des amers remarquables, le désir de toucher terre s’éveille. Dans la banalité grise d’un ciel éteint se profilent les chalands, c'est sans doute ici que le Maître médite, ou bien ailleurs, tous les lieux sont propices aux êtres sans peur de Chronos, les étoiles sont là, guidant sagement les marins vers le rivage, dans une part de nous, habite toujours une étincelle de Vie capable de devenir fanal pour guider dans la nuit noire un cheminant en mal d'Amour filial qui mène souvent dans une impasse, on crée des ancrages qui nous permettent d'apporter plus d’ardeur au sein du véhicule physique, mais le corps comme le mental sont encore des moyens d'expression souvent malhabiles sans allégeance avec l'Esprit Divin qui ne peut faire entendre son chant.
Sur la longue route qui ne peut voir son but, la félicité se glisse à travers les jours sceptiques, dans ces moments de grâce, nous appréhendons par ces instants fugitifs, le fil qui relie et nous lie à tout un chacun. Avançons plus loin, il est temps de s’aventurer dans des territoires inexplorés en revenant à nos racines dans un passé lointain, écoutons le bruit de la sylve, dans les grands arbres s'ébattent une communauté de primates pratiquant l'épouillage et d'autres activités tout aussi basiques, c'est l'heure exquise où les fossoyeurs de la brousse n'ont rien à surveiller du haut des baobabs, un souffle chaud écrase la savane, les prédateurs somnolent mais leurs sens demeurent aux aguets dans la chaleur étouffante densifiée d'humidité, à l'ombre des bosquets, les antilopes rêvent.
D'ardentes imaginations se mettent soudain en scène, au cœur de la Matière, le regard s'ouvre sur les portes de la perception quelque part aux antipodes, l'expansion d'un Univers est achevé, les atomes vont retourner à leur composition simplifiée, l’obscurité du monde n’est qu’une ombre, derrière elle, se trouvent une clarté, une joie ineffable qui sous-tend la Création, les créatures animées ou qui semblent sans vie, du minéral en passant par le végétal, l'animal, l'homme, et les règnes sur d'autres exoplanètes, nous résidons dans le monde du présent, mais nous situons nos esprits sur l’ancienne Voie.
Au loin, nous apercevons un lac perdu entre des pins parasols, couverts de nénuphars, à travers un petit chemin couvert d’épines, nous avançons, le sang coule goutte à goutte sur le sol transformant la terre en un tapis écarlate qui lui aussi se métamorphose en une multitude de pétales de Roses rouges, les douleurs deviennent des doux leurres, nos pieds ailés frôlent le chemin qui devient de plus en plus incertain, on s'enfonce dans un monde perdu, parcouru par des vents fantômes chargés d'étranges pollens, les scènes dessinent des scénarios en imbroglios, on s’accroche, les chimères cadencent notre marche insensée de leur mélopée gutturale, des relents méphitiques planent dans l'air créant un malaise dans cette scène onirique, il pleut des ficelles de ténèbres électriques, nos cris apeurés tirent hors d'un trou une étrange créature avec de grandes oreilles et trois cheveux sur la tête.
Non , non, ce n'est pas Yoda car son nez ressemble à une courgette qui s'allume quand il nous interpelle ainsi : NON...Bouh...Bigre...c'est une hideuse manticore qui se pointe et hisse la tête,...Vite...protégeons nos corps, sa queue s'agite dans le vide en tordant vers le haut la fourche vénéneuse qui en arme la pointe, la détestable bête...Ouais, ho, hé, hein, ça va...la réalité dans laquelle nous sommes a été déviée, amplifiant nos visions de chimères, oublions ce passage obscur, nos prières ont reçu réponse du fond de l’éther, les exilés poursuivent et chantent à pleine voix -hé ho, hé ho, on rentre du boulot avec dans notre dos, un sac plein de nectar, du Chouchen de Landerneau; mais l'ivresse ne peut être éternelle, seul l'accomplissement d'un projet longuement élaboré peut nous mettre dans un état d'exaltation partagé, il est indispensable de se détourner des séductions subjectives.
Dans l'horizon sans fin qui jamais n’approche, les jambes alanguies, surgit un gnome, nous guidant...oh délice...! vers une grotte...le gnome nous dit alors: le passage dans la terre est un thème fréquemment utilisé dans les enseignements initiatiques.
Instant sublime, on retient son souffle, vient une descente, derrière un rocher, coule une source d'eau pure s'enfonçant dans les profondeurs de la terre, nous serpentons gaiement, au coeur de l’insolite et rare beauté, les stalagmites et stalactites se reflètent dans l'onde vive, un léger vent chaud vient nous caresser, puis en continuant notre pérégrination la chaleur s'intensifie dans les profondeurs souterraines, une douce résonance...
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tapioca
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MessagePosté le: Dim 29 Juil, 2018 08:25 AM    Sujet du message:

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Dans les couloirs du temps qui passe chemine péniblement le Maître du Temps. Il y a des portes qui nous attirent comme un voyageur devant une lumière qui exhorte tout un chacun à laisser aller les choses à ses envies, quelques repères d'un scénario reviennent de temps en temps à la mémoire, dans lesquels apparurent de nombreux symboles, des formes destinées à se métamorphoser, un sentiment d'inventivité, de don de soi exprimé, d'une aura qui brille de l'intérieur, des visions se présentent spontanément dans l’espace infini de l’imagination.
Fidèle au temps passé, lointain ou proche, peu importe, nous sommes propulsés comme sur la vague qui emporte au loin les bateaux avec à son bord les vieux pochtrons, dans les clapotements furieux des marées, le souffle du vent insensé et la pluie diluvienne furent très bénéfiques, l’écume jaillit, frôlant la mouette volage bien loin des amers remarquables, le désir de toucher terre s’éveille. Dans la banalité grise d’un ciel éteint se profilent les chalands, c'est sans doute ici que le Maître médite, ou bien ailleurs, tous les lieux sont propices aux êtres sans peur de Chronos, les étoiles sont là, guidant sagement les marins vers le rivage, dans une part de nous, habite toujours une étincelle de Vie capable de devenir fanal pour guider dans la nuit noire un cheminant en mal d'Amour filial qui mène souvent dans une impasse, on crée des ancrages qui nous permettent d'apporter plus d’ardeur au sein du véhicule physique, mais le corps comme le mental sont encore des moyens d'expression souvent malhabiles sans allégeance avec l'Esprit Divin qui ne peut faire entendre son chant.
Sur la longue route qui ne peut voir son but, la félicité se glisse à travers les jours sceptiques, dans ces moments de grâce, nous appréhendons par ces instants fugitifs, le fil qui relie et nous lie à tout un chacun. Avançons plus loin, il est temps de s’aventurer dans des territoires inexplorés en revenant à nos racines dans un passé lointain, écoutons le bruit de la sylve, dans les grands arbres s'ébattent une communauté de primates pratiquant l'épouillage et d'autres activités tout aussi basiques, c'est l'heure exquise où les fossoyeurs de la brousse n'ont rien à surveiller du haut des baobabs, un souffle chaud écrase la savane, les prédateurs somnolent mais leurs sens demeurent aux aguets dans la chaleur étouffante densifiée d'humidité, à l'ombre des bosquets, les antilopes rêvent.
D'ardentes imaginations se mettent soudain en scène, au cœur de la Matière, le regard s'ouvre sur les portes de la perception quelque part aux antipodes, l'expansion d'un Univers est achevé, les atomes vont retourner à leur composition simplifiée, l’obscurité du monde n’est qu’une ombre, derrière elle, se trouvent une clarté, une joie ineffable qui sous-tend la Création, les créatures animées ou qui semblent sans vie, du minéral en passant par le végétal, l'animal, l'homme, et les règnes sur d'autres exoplanètes, nous résidons dans le monde du présent, mais nous situons nos esprits sur l’ancienne Voie.
Au loin, nous apercevons un lac perdu entre des pins parasols, couverts de nénuphars, à travers un petit chemin couvert d’épines, nous avançons, le sang coule goutte à goutte sur le sol transformant la terre en un tapis écarlate qui lui aussi se métamorphose en une multitude de pétales de Roses rouges, les douleurs deviennent des doux leurres, nos pieds ailés frôlent le chemin qui devient de plus en plus incertain, on s'enfonce dans un monde perdu, parcouru par des vents fantômes chargés d'étranges pollens, les scènes dessinent des scénarios en imbroglios, on s’accroche, les chimères cadencent notre marche insensée de leur mélopée gutturale, des relents méphitiques planent dans l'air créant un malaise dans cette scène onirique, il pleut des ficelles de ténèbres électriques, nos cris apeurés tirent hors d'un trou une étrange créature avec de grandes oreilles et trois cheveux sur la tête.
Non , non, ce n'est pas Yoda car son nez ressemble à une courgette qui s'allume quand il nous interpelle ainsi : NON...Bouh...Bigre...c'est une hideuse manticore qui se pointe et hisse la tête,...Vite...protégeons nos corps, sa queue s'agite dans le vide en tordant vers le haut la fourche vénéneuse qui en arme la pointe, la détestable bête...Ouais, ho, hé, hein, ça va...la réalité dans laquelle nous sommes a été déviée, amplifiant nos visions de chimères, oublions ce passage obscur, nos prières ont reçu réponse du fond de l’éther, les exilés poursuivent et chantent à pleine voix -hé ho, hé ho, on rentre du boulot avec dans notre dos, un sac plein de nectar, du Chouchen de Landerneau; mais l'ivresse ne peut être éternelle, seul l'accomplissement d'un projet longuement élaboré peut nous mettre dans un état d'exaltation partagé, il est indispensable de se détourner des séductions subjectives.
Dans l'horizon sans fin qui jamais n’approche, les jambes alanguies, surgit un gnome, nous guidant...oh délice...! vers une grotte...le gnome nous dit alors: le passage dans la terre est un thème fréquemment utilisé dans les enseignements initiatiques.
Instant sublime, on retient son souffle, vient une descente, derrière un rocher, coule une source d'eau pure s'enfonçant dans les profondeurs de la terre, nous serpentons gaiement, au coeur de l’insolite et rare beauté, les stalagmites et stalactites se reflètent dans l'onde vive, un léger vent chaud vient nous caresser, puis en continuant notre pérégrination la chaleur s'intensifie dans les profondeurs souterraines, une douce résonance de nos voix parcoure les parois répondant en écho aux bruits insolites des chauves qui sourient....
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Fidèle au temps passé, lointain ou proche, peu importe, nous sommes propulsés comme sur la vague qui emporte au loin les bateaux avec à son bord les vieux pochtrons, dans les clapotements furieux des marées, le souffle du vent insensé et la pluie diluvienne furent très bénéfiques, l’écume jaillit, frôlant la mouette volage bien loin des amers remarquables, le désir de toucher terre s’éveille. Dans la banalité grise d’un ciel éteint se profilent les chalands, c'est sans doute ici que le Maître médite, ou bien ailleurs, tous les lieux sont propices aux êtres sans peur de Chronos, les étoiles sont là, guidant sagement les marins vers le rivage, dans une part de nous, habite toujours une étincelle de Vie capable de devenir fanal pour guider dans la nuit noire un cheminant en mal d'Amour filial qui mène souvent dans une impasse, on crée des ancrages qui nous permettent d'apporter plus d’ardeur au sein du véhicule physique, mais le corps comme le mental sont encore des moyens d'expression souvent malhabiles sans allégeance avec l'Esprit Divin qui ne peut faire entendre son chant.
Sur la longue route qui ne peut voir son but, la félicité se glisse à travers les jours sceptiques, dans ces moments de grâce, nous appréhendons par ces instants fugitifs, le fil qui relie et nous lie à tout un chacun. Avançons plus loin, il est temps de s’aventurer dans des territoires inexplorés en revenant à nos racines dans un passé lointain, écoutons le bruit de la sylve, dans les grands arbres s'ébattent une communauté de primates pratiquant l'épouillage et d'autres activités tout aussi basiques, c'est l'heure exquise où les fossoyeurs de la brousse n'ont rien à surveiller du haut des baobabs, un souffle chaud écrase la savane, les prédateurs somnolent mais leurs sens demeurent aux aguets dans la chaleur étouffante densifiée d'humidité, à l'ombre des bosquets, les antilopes rêvent.
D'ardentes imaginations se mettent soudain en scène, au cœur de la Matière, le regard s'ouvre sur les portes de la perception quelque part aux antipodes, l'expansion d'un Univers est achevé, les atomes vont retourner à leur composition simplifiée, l’obscurité du monde n’est qu’une ombre, derrière elle, se trouvent une clarté, une joie ineffable qui sous-tend la Création, les créatures animées ou qui semblent sans vie, du minéral en passant par le végétal, l'animal, l'homme, et les règnes sur d'autres exoplanètes, nous résidons dans le monde du présent, mais nous situons nos esprits sur l’ancienne Voie.
Au loin, nous apercevons un lac perdu entre des pins parasols, couverts de nénuphars, à travers un petit chemin couvert d’épines, nous avançons, le sang coule goutte à goutte sur le sol transformant la terre en un tapis écarlate qui lui aussi se métamorphose en une multitude de pétales de Roses rouges, les douleurs deviennent des doux leurres, nos pieds ailés frôlent le chemin qui devient de plus en plus incertain, on s'enfonce dans un monde perdu, parcouru par des vents fantômes chargés d'étranges pollens, les scènes dessinent des scénarios en imbroglios, on s’accroche, les chimères cadencent notre marche insensée de leur mélopée gutturale, des relents méphitiques planent dans l'air créant un malaise dans cette scène onirique, il pleut des ficelles de ténèbres électriques, nos cris apeurés tirent hors d'un trou une étrange créature avec de grandes oreilles et trois cheveux sur la tête.
Non , non, ce n'est pas Yoda car son nez ressemble à une courgette qui s'allume quand il nous interpelle ainsi : NON...Bouh...Bigre...c'est une hideuse manticore qui se pointe et hisse la tête,...Vite...protégeons nos corps, sa queue s'agite dans le vide en tordant vers le haut la fourche vénéneuse qui en arme la pointe, la détestable bête...Ouais, ho, hé, hein, ça va...la réalité dans laquelle nous sommes a été déviée, amplifiant nos visions de chimères, oublions ce passage obscur, nos prières ont reçu réponse du fond de l’éther, les exilés poursuivent et chantent à pleine voix -hé ho, hé ho, on rentre du boulot avec dans notre dos, un sac plein de nectar, du Chouchen de Landerneau; mais l'ivresse ne peut être éternelle, seul l'accomplissement d'un projet longuement élaboré peut nous mettre dans un état d'exaltation partagé, il est indispensable de se détourner des séductions subjectives.
Dans l'horizon sans fin qui jamais n’approche, les jambes alanguies, surgit un gnome, nous guidant...oh délice...! vers une grotte...le gnome nous dit alors: le passage dans la terre est un thème fréquemment utilisé dans les enseignements initiatiques.
Instant sublime, on retient son souffle, vient une descente, derrière un rocher, coule une source d'eau pure s'enfonçant dans les profondeurs de la terre, nous serpentons gaiement, au coeur de l’insolite et rare beauté, les stalagmites et stalactites se reflètent dans l'onde vive, un léger vent chaud vient nous caresser, puis en continuant notre pérégrination la chaleur s'intensifie dans les profondeurs souterraines, une douce résonance de nos voix parcoure les parois répondant en écho aux bruits insolites des chauves qui sourient, en vraies espionnes, elles nous tiennent compagnie, bonjour l’atmosphère...
Nos regards se posent dans une cavité plus bas, le souffle coupé, sans pour autant claquer des dents...
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MessagePosté le: Lun 30 Juil, 2018 14:46 PM    Sujet du message:

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Dans les couloirs du temps qui passe chemine péniblement le Maître du Temps. Il y a des portes qui nous attirent comme un voyageur devant une lumière qui exhorte tout un chacun à laisser aller les choses à ses envies, quelques repères d'un scénario reviennent de temps en temps à la mémoire, dans lesquels apparurent de nombreux symboles, des formes destinées à se métamorphoser, un sentiment d'inventivité, de don de soi exprimé, d'une aura qui brille de l'intérieur, des visions se présentent spontanément dans l’espace infini de l’imagination.
Fidèle au temps passé, lointain ou proche, peu importe, nous sommes propulsés comme sur la vague qui emporte au loin les bateaux avec à son bord les vieux pochtrons, dans les clapotements furieux des marées, le souffle du vent insensé et la pluie diluvienne furent très bénéfiques, l’écume jaillit, frôlant la mouette volage bien loin des amers remarquables, le désir de toucher terre s’éveille. Dans la banalité grise d’un ciel éteint se profilent les chalands, c'est sans doute ici que le Maître médite, ou bien ailleurs, tous les lieux sont propices aux êtres sans peur de Chronos, les étoiles sont là, guidant sagement les marins vers le rivage, dans une part de nous, habite toujours une étincelle de Vie capable de devenir fanal pour guider dans la nuit noire un cheminant en mal d'Amour filial qui mène souvent dans une impasse, on crée des ancrages qui nous permettent d'apporter plus d’ardeur au sein du véhicule physique, mais le corps comme le mental sont encore des moyens d'expression souvent malhabiles sans allégeance avec l'Esprit Divin qui ne peut faire entendre son chant.
Sur la longue route qui ne peut voir son but, la félicité se glisse à travers les jours sceptiques, dans ces moments de grâce, nous appréhendons par ces instants fugitifs, le fil qui relie et nous lie à tout un chacun. Avançons plus loin, il est temps de s’aventurer dans des territoires inexplorés en revenant à nos racines dans un passé lointain, écoutons le bruit de la sylve, dans les grands arbres s'ébattent une communauté de primates pratiquant l'épouillage et d'autres activités tout aussi basiques, c'est l'heure exquise où les fossoyeurs de la brousse n'ont rien à surveiller du haut des baobabs, un souffle chaud écrase la savane, les prédateurs somnolent mais leurs sens demeurent aux aguets dans la chaleur étouffante densifiée d'humidité, à l'ombre des bosquets, les antilopes rêvent.
D'ardentes imaginations se mettent soudain en scène, au cœur de la Matière, le regard s'ouvre sur les portes de la perception quelque part aux antipodes, l'expansion d'un Univers est achevé, les atomes vont retourner à leur composition simplifiée, l’obscurité du monde n’est qu’une ombre, derrière elle, se trouvent une clarté, une joie ineffable qui sous-tend la Création, les créatures animées ou qui semblent sans vie, du minéral en passant par le végétal, l'animal, l'homme, et les règnes sur d'autres exoplanètes, nous résidons dans le monde du présent, mais nous situons nos esprits sur l’ancienne Voie.
Au loin, nous apercevons un lac perdu entre des pins parasols, couverts de nénuphars, à travers un petit chemin couvert d’épines, nous avançons, le sang coule goutte à goutte sur le sol transformant la terre en un tapis écarlate qui lui aussi se métamorphose en une multitude de pétales de Roses rouges, les douleurs deviennent des doux leurres, nos pieds ailés frôlent le chemin qui devient de plus en plus incertain, on s'enfonce dans un monde perdu, parcouru par des vents fantômes chargés d'étranges pollens, les scènes dessinent des scénarios en imbroglios, on s’accroche, les chimères cadencent notre marche insensée de leur mélopée gutturale, des relents méphitiques planent dans l'air créant un malaise dans cette scène onirique, il pleut des ficelles de ténèbres électriques, nos cris apeurés tirent hors d'un trou une étrange créature avec de grandes oreilles et trois cheveux sur la tête.
Non , non, ce n'est pas Yoda car son nez ressemble à une courgette qui s'allume quand il nous interpelle ainsi : NON...Bouh...Bigre...c'est une hideuse manticore qui se pointe et hisse la tête,...Vite...protégeons nos corps, sa queue s'agite dans le vide en tordant vers le haut la fourche vénéneuse qui en arme la pointe, la détestable bête...Ouais, ho, hé, hein, ça va...la réalité dans laquelle nous sommes a été déviée, amplifiant nos visions de chimères, oublions ce passage obscur, nos prières ont reçu réponse du fond de l’éther, les exilés poursuivent et chantent à pleine voix -hé ho, hé ho, on rentre du boulot avec dans notre dos, un sac plein de nectar, du Chouchen de Landerneau; mais l'ivresse ne peut être éternelle, seul l'accomplissement d'un projet longuement élaboré peut nous mettre dans un état d'exaltation partagé, il est indispensable de se détourner des séductions subjectives.
Dans l'horizon sans fin qui jamais n’approche, les jambes alanguies, surgit un gnome, nous guidant...oh délice...! vers une grotte...le gnome nous dit alors: le passage dans la terre est un thème fréquemment utilisé dans les enseignements initiatiques.
Instant sublime, on retient son souffle, vient une descente, derrière un rocher, coule une source d'eau pure s'enfonçant dans les profondeurs de la terre, nous serpentons gaiement, au coeur de l’insolite et rare beauté, les stalagmites et stalactites se reflètent dans l'onde vive, un léger vent chaud vient nous caresser, puis en continuant notre pérégrination la chaleur s'intensifie dans les profondeurs souterraines, une douce résonance de nos voix parcoure les parois répondant en écho aux bruits insolites des chauves qui sourient, en vraies espionnes, elles nous tiennent compagnie, bonjour l’atmosphère !
Nos regards se posent dans une cavité plus bas, le souffle coupé, sans pour autant claquer des dents, nos actions ont des conséquences comme le désir qui s'y trouve, suspendus dans le vide, il faut se harnacher pour éviter que rochers et éboulis ne nous fassent la fête. Un impressionnant lac aux eaux turquoise se dévoile...
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MessagePosté le: Lun 30 Juil, 2018 17:41 PM    Sujet du message:

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Dans les couloirs du temps qui passe chemine péniblement le Maître du Temps. Il y a des portes qui nous attirent comme un voyageur devant une lumière qui exhorte tout un chacun à laisser aller les choses à ses envies, quelques repères d'un scénario reviennent de temps en temps à la mémoire, dans lesquels apparurent de nombreux symboles, des formes destinées à se métamorphoser, un sentiment d'inventivité, de don de soi exprimé, d'une aura qui brille de l'intérieur, des visions se présentent spontanément dans l’espace infini de l’imagination.
Fidèle au temps passé, lointain ou proche, peu importe, nous sommes propulsés comme sur la vague qui emporte au loin les bateaux avec à son bord les vieux pochtrons, dans les clapotements furieux des marées, le souffle du vent insensé et la pluie diluvienne furent très bénéfiques, l’écume jaillit, frôlant la mouette volage bien loin des amers remarquables, le désir de toucher terre s’éveille. Dans la banalité grise d’un ciel éteint se profilent les chalands, c'est sans doute ici que le Maître médite, ou bien ailleurs, tous les lieux sont propices aux êtres sans peur de Chronos, les étoiles sont là, guidant sagement les marins vers le rivage, dans une part de nous, habite toujours une étincelle de Vie capable de devenir fanal pour guider dans la nuit noire un cheminant en mal d'Amour filial qui mène souvent dans une impasse, on crée des ancrages qui nous permettent d'apporter plus d’ardeur au sein du véhicule physique, mais le corps comme le mental sont encore des moyens d'expression souvent malhabiles sans allégeance avec l'Esprit Divin qui ne peut faire entendre son chant.
Sur la longue route qui ne peut voir son but, la félicité se glisse à travers les jours sceptiques, dans ces moments de grâce, nous appréhendons par ces instants fugitifs, le fil qui relie et nous lie à tout un chacun. Avançons plus loin, il est temps de s’aventurer dans des territoires inexplorés en revenant à nos racines dans un passé lointain, écoutons le bruit de la sylve, dans les grands arbres s'ébattent une communauté de primates pratiquant l'épouillage et d'autres activités tout aussi basiques, c'est l'heure exquise où les fossoyeurs de la brousse n'ont rien à surveiller du haut des baobabs, un souffle chaud écrase la savane, les prédateurs somnolent mais leurs sens demeurent aux aguets dans la chaleur étouffante densifiée d'humidité, à l'ombre des bosquets, les antilopes rêvent.
D'ardentes imaginations se mettent soudain en scène, au cœur de la Matière, le regard s'ouvre sur les portes de la perception quelque part aux antipodes, l'expansion d'un Univers est achevé, les atomes vont retourner à leur composition simplifiée, l’obscurité du monde n’est qu’une ombre, derrière elle, se trouvent une clarté, une joie ineffable qui sous-tend la Création, les créatures animées ou qui semblent sans vie, du minéral en passant par le végétal, l'animal, l'homme, et les règnes sur d'autres exoplanètes, nous résidons dans le monde du présent, mais nous situons nos esprits sur l’ancienne Voie.
Au loin, nous apercevons un lac perdu entre des pins parasols, couverts de nénuphars, à travers un petit chemin couvert d’épines, nous avançons, le sang coule goutte à goutte sur le sol transformant la terre en un tapis écarlate qui lui aussi se métamorphose en une multitude de pétales de Roses rouges, les douleurs deviennent des doux leurres, nos pieds ailés frôlent le chemin qui devient de plus en plus incertain, on s'enfonce dans un monde perdu, parcouru par des vents fantômes chargés d'étranges pollens, les scènes dessinent des scénarios en imbroglios, on s’accroche, les chimères cadencent notre marche insensée de leur mélopée gutturale, des relents méphitiques planent dans l'air créant un malaise dans cette scène onirique, il pleut des ficelles de ténèbres électriques, nos cris apeurés tirent hors d'un trou une étrange créature avec de grandes oreilles et trois cheveux sur la tête.
Non , non, ce n'est pas Yoda car son nez ressemble à une courgette qui s'allume quand il nous interpelle ainsi : NON...Bouh...Bigre...c'est une hideuse manticore qui se pointe et hisse la tête,...Vite...protégeons nos corps, sa queue s'agite dans le vide en tordant vers le haut la fourche vénéneuse qui en arme la pointe, la détestable bête...Ouais, ho, hé, hein, ça va...la réalité dans laquelle nous sommes a été déviée, amplifiant nos visions de chimères, oublions ce passage obscur, nos prières ont reçu réponse du fond de l’éther, les exilés poursuivent et chantent à pleine voix -hé ho, hé ho, on rentre du boulot avec dans notre dos, un sac plein de nectar, du Chouchen de Landerneau; mais l'ivresse ne peut être éternelle, seul l'accomplissement d'un projet longuement élaboré peut nous mettre dans un état d'exaltation partagé, il est indispensable de se détourner des séductions subjectives.
Dans l'horizon sans fin qui jamais n’approche, les jambes alanguies, surgit un gnome, nous guidant...oh délice...! vers une grotte...le gnome nous dit alors: le passage dans la terre est un thème fréquemment utilisé dans les enseignements initiatiques.
Instant sublime, on retient son souffle, vient une descente, derrière un rocher, coule une source d'eau pure s'enfonçant dans les profondeurs de la terre, nous serpentons gaiement, au coeur de l’insolite et rare beauté, les stalagmites et stalactites se reflètent dans l'onde vive, un léger vent chaud vient nous caresser, puis en continuant notre pérégrination la chaleur s'intensifie dans les profondeurs souterraines, une douce résonance de nos voix parcoure les parois répondant en écho aux bruits insolites des chauves qui sourient, en vraies espionnes, elles nous tiennent compagnie, bonjour l’atmosphère !
Nos regards se posent dans une cavité plus bas, le souffle coupé, sans pour autant claquer des dents, nos actions ont des conséquences comme le désir qui s'y trouve, suspendus dans le vide, il faut se harnacher pour éviter que rochers et éboulis ne nous fassent la fête. Un impressionnant lac aux eaux turquoise se dévoile tel un voile lentement soulevé nous révèle mille feux étincelants, irradiants, émanant de topazes de saphirs d'émeraudes et d'une rivière de diamants...
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Dans les couloirs du temps qui passe chemine péniblement le Maître du Temps. Il y a des portes qui nous attirent comme un voyageur devant une lumière qui exhorte tout un chacun à laisser aller les choses à ses envies, quelques repères d'un scénario reviennent de temps en temps à la mémoire, dans lesquels apparurent de nombreux symboles, des formes destinées à se métamorphoser, un sentiment d'inventivité, de don de soi exprimé, d'une aura qui brille de l'intérieur, des visions se présentent spontanément dans l’espace infini de l’imagination.
Fidèle au temps passé, lointain ou proche, peu importe, nous sommes propulsés comme sur la vague qui emporte au loin les bateaux avec à son bord les vieux pochtrons, dans les clapotements furieux des marées, le souffle du vent insensé et la pluie diluvienne furent très bénéfiques, l’écume jaillit, frôlant la mouette volage bien loin des amers remarquables, le désir de toucher terre s’éveille. Dans la banalité grise d’un ciel éteint se profilent les chalands, c'est sans doute ici que le Maître médite, ou bien ailleurs, tous les lieux sont propices aux êtres sans peur de Chronos, les étoiles sont là, guidant sagement les marins vers le rivage, dans une part de nous, habite toujours une étincelle de Vie capable de devenir fanal pour guider dans la nuit noire un cheminant en mal d'Amour filial qui mène souvent dans une impasse, on crée des ancrages qui nous permettent d'apporter plus d’ardeur au sein du véhicule physique, mais le corps comme le mental sont encore des moyens d'expression souvent malhabiles sans allégeance avec l'Esprit Divin qui ne peut faire entendre son chant.
Sur la longue route qui ne peut voir son but, la félicité se glisse à travers les jours sceptiques, dans ces moments de grâce, nous appréhendons par ces instants fugitifs, le fil qui relie et nous lie à tout un chacun. Avançons plus loin, il est temps de s’aventurer dans des territoires inexplorés en revenant à nos racines dans un passé lointain, écoutons le bruit de la sylve, dans les grands arbres s'ébattent une communauté de primates pratiquant l'épouillage et d'autres activités tout aussi basiques, c'est l'heure exquise où les fossoyeurs de la brousse n'ont rien à surveiller du haut des baobabs, un souffle chaud écrase la savane, les prédateurs somnolent mais leurs sens demeurent aux aguets dans la chaleur étouffante densifiée d'humidité, à l'ombre des bosquets, les antilopes rêvent.
D'ardentes imaginations se mettent soudain en scène, au cœur de la Matière, le regard s'ouvre sur les portes de la perception quelque part aux antipodes, l'expansion d'un Univers est achevé, les atomes vont retourner à leur composition simplifiée, l’obscurité du monde n’est qu’une ombre, derrière elle, se trouvent une clarté, une joie ineffable qui sous-tend la Création, les créatures animées ou qui semblent sans vie, du minéral en passant par le végétal, l'animal, l'homme, et les règnes sur d'autres exoplanètes, nous résidons dans le monde du présent, mais nous situons nos esprits sur l’ancienne Voie.
Au loin, nous apercevons un lac perdu entre des pins parasols, couverts de nénuphars, à travers un petit chemin couvert d’épines, nous avançons, le sang coule goutte à goutte sur le sol transformant la terre en un tapis écarlate qui lui aussi se métamorphose en une multitude de pétales de Roses rouges, les douleurs deviennent des doux leurres, nos pieds ailés frôlent le chemin qui devient de plus en plus incertain, on s'enfonce dans un monde perdu, parcouru par des vents fantômes chargés d'étranges pollens, les scènes dessinent des scénarios en imbroglios, on s’accroche, les chimères cadencent notre marche insensée de leur mélopée gutturale, des relents méphitiques planent dans l'air créant un malaise dans cette scène onirique, il pleut des ficelles de ténèbres électriques, nos cris apeurés tirent hors d'un trou une étrange créature avec de grandes oreilles et trois cheveux sur la tête.
Non , non, ce n'est pas Yoda car son nez ressemble à une courgette qui s'allume quand il nous interpelle ainsi : NON...Bouh...Bigre...c'est une hideuse manticore qui se pointe et hisse la tête,...Vite...protégeons nos corps, sa queue s'agite dans le vide en tordant vers le haut la fourche vénéneuse qui en arme la pointe, la détestable bête...Ouais, ho, hé, hein, ça va...la réalité dans laquelle nous sommes a été déviée, amplifiant nos visions de chimères, oublions ce passage obscur, nos prières ont reçu réponse du fond de l’éther, les exilés poursuivent et chantent à pleine voix -hé ho, hé ho, on rentre du boulot avec dans notre dos, un sac plein de nectar, du Chouchen de Landerneau; mais l'ivresse ne peut être éternelle, seul l'accomplissement d'un projet longuement élaboré peut nous mettre dans un état d'exaltation partagé, il est indispensable de se détourner des séductions subjectives.
Dans l'horizon sans fin qui jamais n’approche, les jambes alanguies, surgit un gnome, nous guidant...oh délice...! vers une grotte...le gnome nous dit alors: le passage dans la terre est un thème fréquemment utilisé dans les enseignements initiatiques.
Instant sublime, on retient son souffle, vient une descente, derrière un rocher, coule une source d'eau pure s'enfonçant dans les profondeurs de la terre, nous serpentons gaiement, au coeur de l’insolite et rare beauté, les stalagmites et stalactites se reflètent dans l'onde vive, un léger vent chaud vient nous caresser, puis en continuant notre pérégrination la chaleur s'intensifie dans les profondeurs souterraines, une douce résonance de nos voix parcoure les parois répondant en écho aux bruits insolites des chauves qui sourient, en vraies espionnes, elles nous tiennent compagnie, bonjour l’atmosphère !
Nos regards se posent dans une cavité plus bas, le souffle coupé, sans pour autant claquer des dents, nos actions ont des conséquences comme le désir qui s'y trouve, suspendus dans le vide, il faut se harnacher pour éviter que rochers et éboulis ne nous fassent la fête. Un impressionnant lac aux eaux turquoises se dévoile tel un voile lentement soulevé nous révèle mille feux étincelants, irradiants, émanant de topazes de saphirs d'émeraudes et d'une rivière de diamants, nos yeux sont émerveillés par tant de joyaux, magnifique, un décor de rêve époustouflant, quelle divine aubaine cette somptuosité de richesse dévoilée.
Un rayonnement étrange fait de bleu et de vert, semble remplir le lieu souterrain d'une aura mystérieuse...
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Dans les couloirs du temps qui passe chemine péniblement le Maître du Temps. Il y a des portes qui nous attirent comme un voyageur devant une lumière qui exhorte tout un chacun à laisser aller les choses à ses envies, quelques repères d'un scénario reviennent de temps en temps à la mémoire, dans lesquels apparurent de nombreux symboles, des formes destinées à se métamorphoser, un sentiment d'inventivité, de don de soi exprimé, d'une aura qui brille de l'intérieur, des visions se présentent spontanément dans l’espace infini de l’imagination.
Fidèle au temps passé, lointain ou proche, peu importe, nous sommes propulsés comme sur la vague qui emporte au loin les bateaux avec à son bord les vieux pochtrons, dans les clapotements furieux des marées, le souffle du vent insensé et la pluie diluvienne furent très bénéfiques, l’écume jaillit, frôlant la mouette volage bien loin des amers remarquables, le désir de toucher terre s’éveille. Dans la banalité grise d’un ciel éteint se profilent les chalands, c'est sans doute ici que le Maître médite, ou bien ailleurs, tous les lieux sont propices aux êtres sans peur de Chronos, les étoiles sont là, guidant sagement les marins vers le rivage, dans une part de nous, habite toujours une étincelle de Vie capable de devenir fanal pour guider dans la nuit noire un cheminant en mal d'Amour filial qui mène souvent dans une impasse, on crée des ancrages qui nous permettent d'apporter plus d’ardeur au sein du véhicule physique, mais le corps comme le mental sont encore des moyens d'expression souvent malhabiles sans allégeance avec l'Esprit Divin qui ne peut faire entendre son chant.
Sur la longue route qui ne peut voir son but, la félicité se glisse à travers les jours sceptiques, dans ces moments de grâce, nous appréhendons par ces instants fugitifs, le fil qui relie et nous lie à tout un chacun. Avançons plus loin, il est temps de s’aventurer dans des territoires inexplorés en revenant à nos racines dans un passé lointain, écoutons le bruit de la sylve, dans les grands arbres s'ébattent une communauté de primates pratiquant l'épouillage et d'autres activités tout aussi basiques, c'est l'heure exquise où les fossoyeurs de la brousse n'ont rien à surveiller du haut des baobabs, un souffle chaud écrase la savane, les prédateurs somnolent mais leurs sens demeurent aux aguets dans la chaleur étouffante densifiée d'humidité, à l'ombre des bosquets, les antilopes rêvent.
D'ardentes imaginations se mettent soudain en scène, au cœur de la Matière, le regard s'ouvre sur les portes de la perception quelque part aux antipodes, l'expansion d'un Univers est achevé, les atomes vont retourner à leur composition simplifiée, l’obscurité du monde n’est qu’une ombre, derrière elle, se trouvent une clarté, une joie ineffable qui sous-tend la Création, les créatures animées ou qui semblent sans vie, du minéral en passant par le végétal, l'animal, l'homme, et les règnes sur d'autres exoplanètes, nous résidons dans le monde du présent, mais nous situons nos esprits sur l’ancienne Voie.
Au loin, nous apercevons un lac perdu entre des pins parasols, couverts de nénuphars, à travers un petit chemin couvert d’épines, nous avançons, le sang coule goutte à goutte sur le sol transformant la terre en un tapis écarlate qui lui aussi se métamorphose en une multitude de pétales de Roses rouges, les douleurs deviennent des doux leurres, nos pieds ailés frôlent le chemin qui devient de plus en plus incertain, on s'enfonce dans un monde perdu, parcouru par des vents fantômes chargés d'étranges pollens, les scènes dessinent des scénarios en imbroglios, on s’accroche, les chimères cadencent notre marche insensée de leur mélopée gutturale, des relents méphitiques planent dans l'air créant un malaise dans cette scène onirique, il pleut des ficelles de ténèbres électriques, nos cris apeurés tirent hors d'un trou une étrange créature avec de grandes oreilles et trois cheveux sur la tête.
Non , non, ce n'est pas Yoda car son nez ressemble à une courgette qui s'allume quand il nous interpelle ainsi : NON...Bouh...Bigre...c'est une hideuse manticore qui se pointe et hisse la tête,...Vite...protégeons nos corps, sa queue s'agite dans le vide en tordant vers le haut la fourche vénéneuse qui en arme la pointe, la détestable bête...Ouais, ho, hé, hein, ça va...la réalité dans laquelle nous sommes a été déviée, amplifiant nos visions de chimères, oublions ce passage obscur, nos prières ont reçu réponse du fond de l’éther, les exilés poursuivent et chantent à pleine voix -hé ho, hé ho, on rentre du boulot avec dans notre dos, un sac plein de nectar, du Chouchen de Landerneau; mais l'ivresse ne peut être éternelle, seul l'accomplissement d'un projet longuement élaboré peut nous mettre dans un état d'exaltation partagé, il est indispensable de se détourner des séductions subjectives.
Dans l'horizon sans fin qui jamais n’approche, les jambes alanguies, surgit un gnome, nous guidant...oh délice...! vers une grotte...le gnome nous dit alors: le passage dans la terre est un thème fréquemment utilisé dans les enseignements initiatiques.
Instant sublime, on retient son souffle, vient une descente, derrière un rocher, coule une source d'eau pure s'enfonçant dans les profondeurs de la terre, nous serpentons gaiement, au coeur de l’insolite et rare beauté, les stalagmites et stalactites se reflètent dans l'onde vive, un léger vent chaud vient nous caresser, puis en continuant notre pérégrination la chaleur s'intensifie dans les profondeurs souterraines, une douce résonance de nos voix parcoure les parois répondant en écho aux bruits insolites des chauves qui sourient, en vraies espionnes, elles nous tiennent compagnie, bonjour l’atmosphère !
Nos regards se posent dans une cavité plus bas, le souffle coupé, sans pour autant claquer des dents, nos actions ont des conséquences comme le désir qui s'y trouve, suspendus dans le vide, il faut se harnacher pour éviter que rochers et éboulis ne nous fassent la fête. Un impressionnant lac aux eaux turquoises se dévoile tel un voile lentement soulevé nous révèle mille feux étincelants, irradiants, émanant de topazes de saphirs d'émeraudes et d'une rivière de diamants, nos yeux sont émerveillés par tant de joyaux, magnifique, un décor de rêve époustouflant, quelle divine aubaine cette somptuosité de richesse dévoilée.
Un rayonnement étrange fait de bleu et de vert, semble remplir le lieu souterrain d'une aura mystérieuse nous inspirant en toute logique que la Terre tant à sa surface que dans ses profondeurs recèle des trésors insoupçonnés , l'homme en lui-même est aussi un Univers à explorer aux richesses inexploitées.....
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Dans les couloirs du temps qui passe chemine péniblement le Maître du Temps. Il y a des portes qui nous attirent comme un voyageur devant une lumière qui exhorte tout un chacun à laisser aller les choses à ses envies, quelques repères d'un scénario reviennent de temps en temps à la mémoire, dans lesquels apparurent de nombreux symboles, des formes destinées à se métamorphoser, un sentiment d'inventivité, de don de soi exprimé, d'une aura qui brille de l'intérieur, des visions se présentent spontanément dans l’espace infini de l’imagination.
Fidèle au temps passé, lointain ou proche, peu importe, nous sommes propulsés comme sur la vague qui emporte au loin les bateaux avec à son bord les vieux pochtrons, dans les clapotements furieux des marées, le souffle du vent insensé et la pluie diluvienne furent très bénéfiques, l’écume jaillit, frôlant la mouette volage bien loin des amers remarquables, le désir de toucher terre s’éveille. Dans la banalité grise d’un ciel éteint se profilent les chalands, c'est sans doute ici que le Maître médite, ou bien ailleurs, tous les lieux sont propices aux êtres sans peur de Chronos, les étoiles sont là, guidant sagement les marins vers le rivage, dans une part de nous, habite toujours une étincelle de Vie capable de devenir fanal pour guider dans la nuit noire un cheminant en mal d'Amour filial qui mène souvent dans une impasse, on crée des ancrages qui nous permettent d'apporter plus d’ardeur au sein du véhicule physique, mais le corps comme le mental sont encore des moyens d'expression souvent malhabiles sans allégeance avec l'Esprit Divin qui ne peut faire entendre son chant.
Sur la longue route qui ne peut voir son but, la félicité se glisse à travers les jours sceptiques, dans ces moments de grâce, nous appréhendons par ces instants fugitifs, le fil qui relie et nous lie à tout un chacun. Avançons plus loin, il est temps de s’aventurer dans des territoires inexplorés en revenant à nos racines dans un passé lointain, écoutons le bruit de la sylve, dans les grands arbres s'ébattent une communauté de primates pratiquant l'épouillage et d'autres activités tout aussi basiques, c'est l'heure exquise où les fossoyeurs de la brousse n'ont rien à surveiller du haut des baobabs, un souffle chaud écrase la savane, les prédateurs somnolent mais leurs sens demeurent aux aguets dans la chaleur étouffante densifiée d'humidité, à l'ombre des bosquets, les antilopes rêvent.
D'ardentes imaginations se mettent soudain en scène, au cœur de la Matière, le regard s'ouvre sur les portes de la perception quelque part aux antipodes, l'expansion d'un Univers est achevé, les atomes vont retourner à leur composition simplifiée, l’obscurité du monde n’est qu’une ombre, derrière elle, se trouvent une clarté, une joie ineffable qui sous-tend la Création, les créatures animées ou qui semblent sans vie, du minéral en passant par le végétal, l'animal, l'homme, et les règnes sur d'autres exoplanètes, nous résidons dans le monde du présent, mais nous situons nos esprits sur l’ancienne Voie.
Au loin, nous apercevons un lac perdu entre des pins parasols, couverts de nénuphars, à travers un petit chemin couvert d’épines, nous avançons, le sang coule goutte à goutte sur le sol transformant la terre en un tapis écarlate qui lui aussi se métamorphose en une multitude de pétales de Roses rouges, les douleurs deviennent des doux leurres, nos pieds ailés frôlent le chemin qui devient de plus en plus incertain, on s'enfonce dans un monde perdu, parcouru par des vents fantômes chargés d'étranges pollens, les scènes dessinent des scénarios en imbroglios, on s’accroche, les chimères cadencent notre marche insensée de leur mélopée gutturale, des relents méphitiques planent dans l'air créant un malaise dans cette scène onirique, il pleut des ficelles de ténèbres électriques, nos cris apeurés tirent hors d'un trou une étrange créature avec de grandes oreilles et trois cheveux sur la tête.
Non , non, ce n'est pas Yoda car son nez ressemble à une courgette qui s'allume quand il nous interpelle ainsi : NON...Bouh...Bigre...c'est une hideuse manticore qui se pointe et hisse la tête,...Vite...protégeons nos corps, sa queue s'agite dans le vide en tordant vers le haut la fourche vénéneuse qui en arme la pointe, la détestable bête...Ouais, ho, hé, hein, ça va...la réalité dans laquelle nous sommes a été déviée, amplifiant nos visions de chimères, oublions ce passage obscur, nos prières ont reçu réponse du fond de l’éther, les exilés poursuivent et chantent à pleine voix -hé ho, hé ho, on rentre du boulot avec dans notre dos, un sac plein de nectar, du Chouchen de Landerneau; mais l'ivresse ne peut être éternelle, seul l'accomplissement d'un projet longuement élaboré peut nous mettre dans un état d'exaltation partagé, il est indispensable de se détourner des séductions subjectives.
Dans l'horizon sans fin qui jamais n’approche, les jambes alanguies, surgit un gnome, nous guidant...oh délice...! vers une grotte...le gnome nous dit alors: le passage dans la terre est un thème fréquemment utilisé dans les enseignements initiatiques.
Instant sublime, on retient son souffle, vient une descente, derrière un rocher, coule une source d'eau pure s'enfonçant dans les profondeurs de la terre, nous serpentons gaiement, au coeur de l’insolite et rare beauté, les stalagmites et stalactites se reflètent dans l'onde vive, un léger vent chaud vient nous caresser, puis en continuant notre pérégrination la chaleur s'intensifie dans les profondeurs souterraines, une douce résonance de nos voix parcoure les parois répondant en écho aux bruits insolites des chauves qui sourient, en vraies espionnes, elles nous tiennent compagnie, bonjour l’atmosphère !
Nos regards se posent dans une cavité plus bas, le souffle coupé, sans pour autant claquer des dents, nos actions ont des conséquences comme le désir qui s'y trouve, suspendus dans le vide, il faut se harnacher pour éviter que rochers et éboulis ne nous fassent la fête. Un impressionnant lac aux eaux turquoises se dévoile tel un voile lentement soulevé nous révèle mille feux étincelants, irradiants, émanant de topazes de saphirs d'émeraudes et d'une rivière de diamants, nos yeux sont émerveillés par tant de joyaux, magnifique, un décor de rêve époustouflant, quelle divine aubaine cette somptuosité de richesse dévoilée.
Un rayonnement étrange fait de bleu et de vert, semble remplir le lieu souterrain d'une aura mystérieuse nous inspirant en toute logique que la Terre tant à sa surface que dans ses profondeurs recèle des trésors insoupçonnés, l'homme en lui-même est aussi un Univers à explorer aux richesses inexploitées, dans le respect réciproque, on découvre une belle fraternité.
L’instabilité des profondeurs règne, nos imaginations sont fertiles, impossible pour le moment d’être sûrs, qu'il faille suivre vaille que vaille et coûte que coûte, ce qui nous guide vers...
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tapioca
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MessagePosté le: Ven 10 Aoû, 2018 16:54 PM    Sujet du message:

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Dans les couloirs du temps qui passe chemine péniblement le Maître du Temps. Il y a des portes qui nous attirent comme un voyageur devant une lumière qui exhorte tout un chacun à laisser aller les choses à ses envies, quelques repères d'un scénario reviennent de temps en temps à la mémoire, dans lesquels apparurent de nombreux symboles, des formes destinées à se métamorphoser, un sentiment d'inventivité, de don de soi exprimé, d'une aura qui brille de l'intérieur, des visions se présentent spontanément dans l’espace infini de l’imagination.
Fidèle au temps passé, lointain ou proche, peu importe, nous sommes propulsés comme sur la vague qui emporte au loin les bateaux avec à son bord les vieux pochtrons, dans les clapotements furieux des marées, le souffle du vent insensé et la pluie diluvienne furent très bénéfiques, l’écume jaillit, frôlant la mouette volage bien loin des amers remarquables, le désir de toucher terre s’éveille. Dans la banalité grise d’un ciel éteint se profilent les chalands, c'est sans doute ici que le Maître médite, ou bien ailleurs, tous les lieux sont propices aux êtres sans peur de Chronos, les étoiles sont là, guidant sagement les marins vers le rivage, dans une part de nous, habite toujours une étincelle de Vie capable de devenir fanal pour guider dans la nuit noire un cheminant en mal d'Amour filial qui mène souvent dans une impasse, on crée des ancrages qui nous permettent d'apporter plus d’ardeur au sein du véhicule physique, mais le corps comme le mental sont encore des moyens d'expression souvent malhabiles sans allégeance avec l'Esprit Divin qui ne peut faire entendre son chant.
Sur la longue route qui ne peut voir son but, la félicité se glisse à travers les jours sceptiques, dans ces moments de grâce, nous appréhendons par ces instants fugitifs, le fil qui relie et nous lie à tout un chacun. Avançons plus loin, il est temps de s’aventurer dans des territoires inexplorés en revenant à nos racines dans un passé lointain, écoutons le bruit de la sylve, dans les grands arbres s'ébattent une communauté de primates pratiquant l'épouillage et d'autres activités tout aussi basiques, c'est l'heure exquise où les fossoyeurs de la brousse n'ont rien à surveiller du haut des baobabs, un souffle chaud écrase la savane, les prédateurs somnolent mais leurs sens demeurent aux aguets dans la chaleur étouffante densifiée d'humidité, à l'ombre des bosquets, les antilopes rêvent.
D'ardentes imaginations se mettent soudain en scène, au cœur de la Matière, le regard s'ouvre sur les portes de la perception quelque part aux antipodes, l'expansion d'un Univers est achevé, les atomes vont retourner à leur composition simplifiée, l’obscurité du monde n’est qu’une ombre, derrière elle, se trouvent une clarté, une joie ineffable qui sous-tend la Création, les créatures animées ou qui semblent sans vie, du minéral en passant par le végétal, l'animal, l'homme, et les règnes sur d'autres exoplanètes, nous résidons dans le monde du présent, mais nous situons nos esprits sur l’ancienne Voie.
Au loin, nous apercevons un lac perdu entre des pins parasols, couverts de nénuphars, à travers un petit chemin couvert d’épines, nous avançons, le sang coule goutte à goutte sur le sol transformant la terre en un tapis écarlate qui lui aussi se métamorphose en une multitude de pétales de Roses rouges, les douleurs deviennent des doux leurres, nos pieds ailés frôlent le chemin qui devient de plus en plus incertain, on s'enfonce dans un monde perdu, parcouru par des vents fantômes chargés d'étranges pollens, les scènes dessinent des scénarios en imbroglios, on s’accroche, les chimères cadencent notre marche insensée de leur mélopée gutturale, des relents méphitiques planent dans l'air créant un malaise dans cette scène onirique, il pleut des ficelles de ténèbres électriques, nos cris apeurés tirent hors d'un trou une étrange créature avec de grandes oreilles et trois cheveux sur la tête.
Non , non, ce n'est pas Yoda car son nez ressemble à une courgette qui s'allume quand il nous interpelle ainsi : NON...Bouh...Bigre...c'est une hideuse manticore qui se pointe et hisse la tête,...Vite...protégeons nos corps, sa queue s'agite dans le vide en tordant vers le haut la fourche vénéneuse qui en arme la pointe, la détestable bête...Ouais, ho, hé, hein, ça va...la réalité dans laquelle nous sommes a été déviée, amplifiant nos visions de chimères, oublions ce passage obscur, nos prières ont reçu réponse du fond de l’éther, les exilés poursuivent et chantent à pleine voix -hé ho, hé ho, on rentre du boulot avec dans notre dos, un sac plein de nectar, du Chouchen de Landerneau; mais l'ivresse ne peut être éternelle, seul l'accomplissement d'un projet longuement élaboré peut nous mettre dans un état d'exaltation partagé, il est indispensable de se détourner des séductions subjectives.
Dans l'horizon sans fin qui jamais n’approche, les jambes alanguies, surgit un gnome, nous guidant...oh délice...! vers une grotte...le gnome nous dit alors: le passage dans la terre est un thème fréquemment utilisé dans les enseignements initiatiques.
Instant sublime, on retient son souffle, vient une descente, derrière un rocher, coule une source d'eau pure s'enfonçant dans les profondeurs de la terre, nous serpentons gaiement, au coeur de l’insolite et rare beauté, les stalagmites et stalactites se reflètent dans l'onde vive, un léger vent chaud vient nous caresser, puis en continuant notre pérégrination la chaleur s'intensifie dans les profondeurs souterraines, une douce résonance de nos voix parcoure les parois répondant en écho aux bruits insolites des chauves qui sourient, en vraies espionnes, elles nous tiennent compagnie, bonjour l’atmosphère !
Nos regards se posent dans une cavité plus bas, le souffle coupé, sans pour autant claquer des dents, nos actions ont des conséquences comme le désir qui s'y trouve, suspendus dans le vide, il faut se harnacher pour éviter que rochers et éboulis ne nous fassent la fête. Un impressionnant lac aux eaux turquoises se dévoile tel un voile lentement soulevé nous révèle mille feux étincelants, irradiants, émanant de topazes de saphirs d'émeraudes et d'une rivière de diamants, nos yeux sont émerveillés par tant de joyaux, magnifique, un décor de rêve époustouflant, quelle divine aubaine cette somptuosité de richesse dévoilée.
Un rayonnement étrange fait de bleu et de vert, semble remplir le lieu souterrain d'une aura mystérieuse nous inspirant en toute logique que la Terre tant à sa surface que dans ses profondeurs recèle des trésors insoupçonnés, l'homme en lui-même est aussi un Univers à explorer aux richesses inexploitées, dans le respect réciproque, on découvre une belle fraternité.
L’instabilité des profondeurs règne, nos imaginations sont fertiles, impossible pour le moment d’être sûrs, qu'il faille suivre vaille que vaille et coûte que coûte, ce qui nous guide vers les abîmes où des champignons luminescents
fidèles sentinelles demeurent les seuls lumignons, apportant aux méandres des lieux une chiche lumière ....
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ondine
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MessagePosté le: Sam 11 Aoû, 2018 13:44 PM    Sujet du message:

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Fidèle au temps passé, lointain ou proche, peu importe, nous sommes propulsés comme sur la vague qui emporte au loin les bateaux avec à son bord les vieux pochtrons, dans les clapotements furieux des marées, le souffle du vent insensé et la pluie diluvienne furent très bénéfiques, l’écume jaillit, frôlant la mouette volage bien loin des amers remarquables, le désir de toucher terre s’éveille. Dans la banalité grise d’un ciel éteint se profilent les chalands, c'est sans doute ici que le Maître médite, ou bien ailleurs, tous les lieux sont propices aux êtres sans peur de Chronos, les étoiles sont là, guidant sagement les marins vers le rivage, dans une part de nous, habite toujours une étincelle de Vie capable de devenir fanal pour guider dans la nuit noire un cheminant en mal d'Amour filial qui mène souvent dans une impasse, on crée des ancrages qui nous permettent d'apporter plus d’ardeur au sein du véhicule physique, mais le corps comme le mental sont encore des moyens d'expression souvent malhabiles sans allégeance avec l'Esprit Divin qui ne peut faire entendre son chant.
Sur la longue route qui ne peut voir son but, la félicité se glisse à travers les jours sceptiques, dans ces moments de grâce, nous appréhendons par ces instants fugitifs, le fil qui relie et nous lie à tout un chacun. Avançons plus loin, il est temps de s’aventurer dans des territoires inexplorés en revenant à nos racines dans un passé lointain, écoutons le bruit de la sylve, dans les grands arbres s'ébattent une communauté de primates pratiquant l'épouillage et d'autres activités tout aussi basiques, c'est l'heure exquise où les fossoyeurs de la brousse n'ont rien à surveiller du haut des baobabs, un souffle chaud écrase la savane, les prédateurs somnolent mais leurs sens demeurent aux aguets dans la chaleur étouffante densifiée d'humidité, à l'ombre des bosquets, les antilopes rêvent.
D'ardentes imaginations se mettent soudain en scène, au cœur de la Matière, le regard s'ouvre sur les portes de la perception quelque part aux antipodes, l'expansion d'un Univers est achevé, les atomes vont retourner à leur composition simplifiée, l’obscurité du monde n’est qu’une ombre, derrière elle, se trouvent une clarté, une joie ineffable qui sous-tend la Création, les créatures animées ou qui semblent sans vie, du minéral en passant par le végétal, l'animal, l'homme, et les règnes sur d'autres exoplanètes, nous résidons dans le monde du présent, mais nous situons nos esprits sur l’ancienne Voie.
Au loin, nous apercevons un lac perdu entre des pins parasols, couverts de nénuphars, à travers un petit chemin couvert d’épines, nous avançons, le sang coule goutte à goutte sur le sol transformant la terre en un tapis écarlate qui lui aussi se métamorphose en une multitude de pétales de Roses rouges, les douleurs deviennent des doux leurres, nos pieds ailés frôlent le chemin qui devient de plus en plus incertain, on s'enfonce dans un monde perdu, parcouru par des vents fantômes chargés d'étranges pollens, les scènes dessinent des scénarios en imbroglios, on s’accroche, les chimères cadencent notre marche insensée de leur mélopée gutturale, des relents méphitiques planent dans l'air créant un malaise dans cette scène onirique, il pleut des ficelles de ténèbres électriques, nos cris apeurés tirent hors d'un trou une étrange créature avec de grandes oreilles et trois cheveux sur la tête.
Non , non, ce n'est pas Yoda car son nez ressemble à une courgette qui s'allume quand il nous interpelle ainsi : NON...Bouh...Bigre...c'est une hideuse manticore qui se pointe et hisse la tête,...Vite...protégeons nos corps, sa queue s'agite dans le vide en tordant vers le haut la fourche vénéneuse qui en arme la pointe, la détestable bête...Ouais, ho, hé, hein, ça va...la réalité dans laquelle nous sommes a été déviée, amplifiant nos visions de chimères, oublions ce passage obscur, nos prières ont reçu réponse du fond de l’éther, les exilés poursuivent et chantent à pleine voix -hé ho, hé ho, on rentre du boulot avec dans notre dos, un sac plein de nectar, du Chouchen de Landerneau; mais l'ivresse ne peut être éternelle, seul l'accomplissement d'un projet longuement élaboré peut nous mettre dans un état d'exaltation partagé, il est indispensable de se détourner des séductions subjectives.
Dans l'horizon sans fin qui jamais n’approche, les jambes alanguies, surgit un gnome, nous guidant...oh délice...! vers une grotte...le gnome nous dit alors: le passage dans la terre est un thème fréquemment utilisé dans les enseignements initiatiques.
Instant sublime, on retient son souffle, vient une descente, derrière un rocher, coule une source d'eau pure s'enfonçant dans les profondeurs de la terre, nous serpentons gaiement, au coeur de l’insolite et rare beauté, les stalagmites et stalactites se reflètent dans l'onde vive, un léger vent chaud vient nous caresser, puis en continuant notre pérégrination la chaleur s'intensifie dans les profondeurs souterraines, une douce résonance de nos voix parcoure les parois répondant en écho aux bruits insolites des chauves qui sourient, en vraies espionnes, elles nous tiennent compagnie, bonjour l’atmosphère !
Nos regards se posent dans une cavité plus bas, le souffle coupé, sans pour autant claquer des dents, nos actions ont des conséquences comme le désir qui s'y trouve, suspendus dans le vide, il faut se harnacher pour éviter que rochers et éboulis ne nous fassent la fête. Un impressionnant lac aux eaux turquoises se dévoile tel un voile lentement soulevé nous révèle mille feux étincelants, irradiants, émanant de topazes de saphirs d'émeraudes et d'une rivière de diamants, nos yeux sont émerveillés par tant de joyaux, magnifique, un décor de rêve époustouflant, quelle divine aubaine cette somptuosité de richesse dévoilée.
Un rayonnement étrange fait de bleu et de vert, semble remplir le lieu souterrain d'une aura mystérieuse nous inspirant en toute logique que la Terre tant à sa surface que dans ses profondeurs recèle des trésors insoupçonnés, l'homme en lui-même est aussi un Univers à explorer aux richesses inexploitées, dans le respect réciproque, on découvre une belle fraternité.
L’instabilité des profondeurs règne, nos imaginations sont fertiles, impossible pour le moment d’être sûrs, qu'il faille suivre vaille que vaille et coûte que coûte, ce qui nous guide vers les abîmes où des champignons luminescents, fidèles sentinelles demeurent les seuls lumignons, apportant aux méandres des lieux une chiche lumière, nous pénétrons comme par enchantement dans un univers unique, resplendissant, des peintures pariétales mettent en valeur les parois de la cavité, véritable source d’émerveillement...
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tapioca
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MessagePosté le: Dim 12 Aoû, 2018 04:55 AM    Sujet du message:

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Fidèle au temps passé, lointain ou proche, peu importe, nous sommes propulsés comme sur la vague qui emporte au loin les bateaux avec à son bord les vieux pochtrons, dans les clapotements furieux des marées, le souffle du vent insensé et la pluie diluvienne furent très bénéfiques, l’écume jaillit, frôlant la mouette volage bien loin des amers remarquables, le désir de toucher terre s’éveille. Dans la banalité grise d’un ciel éteint se profilent les chalands, c'est sans doute ici que le Maître médite, ou bien ailleurs, tous les lieux sont propices aux êtres sans peur de Chronos, les étoiles sont là, guidant sagement les marins vers le rivage, dans une part de nous, habite toujours une étincelle de Vie capable de devenir fanal pour guider dans la nuit noire un cheminant en mal d'Amour filial qui mène souvent dans une impasse, on crée des ancrages qui nous permettent d'apporter plus d’ardeur au sein du véhicule physique, mais le corps comme le mental sont encore des moyens d'expression souvent malhabiles sans allégeance avec l'Esprit Divin qui ne peut faire entendre son chant.
Sur la longue route qui ne peut voir son but, la félicité se glisse à travers les jours sceptiques, dans ces moments de grâce, nous appréhendons par ces instants fugitifs, le fil qui relie et nous lie à tout un chacun. Avançons plus loin, il est temps de s’aventurer dans des territoires inexplorés en revenant à nos racines dans un passé lointain, écoutons le bruit de la sylve, dans les grands arbres s'ébattent une communauté de primates pratiquant l'épouillage et d'autres activités tout aussi basiques, c'est l'heure exquise où les fossoyeurs de la brousse n'ont rien à surveiller du haut des baobabs, un souffle chaud écrase la savane, les prédateurs somnolent mais leurs sens demeurent aux aguets dans la chaleur étouffante densifiée d'humidité, à l'ombre des bosquets, les antilopes rêvent.
D'ardentes imaginations se mettent soudain en scène, au cœur de la Matière, le regard s'ouvre sur les portes de la perception quelque part aux antipodes, l'expansion d'un Univers est achevé, les atomes vont retourner à leur composition simplifiée, l’obscurité du monde n’est qu’une ombre, derrière elle, se trouvent une clarté, une joie ineffable qui sous-tend la Création, les créatures animées ou qui semblent sans vie, du minéral en passant par le végétal, l'animal, l'homme, et les règnes sur d'autres exoplanètes, nous résidons dans le monde du présent, mais nous situons nos esprits sur l’ancienne Voie.
Au loin, nous apercevons un lac perdu entre des pins parasols, couverts de nénuphars, à travers un petit chemin couvert d’épines, nous avançons, le sang coule goutte à goutte sur le sol transformant la terre en un tapis écarlate qui lui aussi se métamorphose en une multitude de pétales de Roses rouges, les douleurs deviennent des doux leurres, nos pieds ailés frôlent le chemin qui devient de plus en plus incertain, on s'enfonce dans un monde perdu, parcouru par des vents fantômes chargés d'étranges pollens, les scènes dessinent des scénarios en imbroglios, on s’accroche, les chimères cadencent notre marche insensée de leur mélopée gutturale, des relents méphitiques planent dans l'air créant un malaise dans cette scène onirique, il pleut des ficelles de ténèbres électriques, nos cris apeurés tirent hors d'un trou une étrange créature avec de grandes oreilles et trois cheveux sur la tête.
Non , non, ce n'est pas Yoda car son nez ressemble à une courgette qui s'allume quand il nous interpelle ainsi : NON...Bouh...Bigre...c'est une hideuse manticore qui se pointe et hisse la tête,...Vite...protégeons nos corps, sa queue s'agite dans le vide en tordant vers le haut la fourche vénéneuse qui en arme la pointe, la détestable bête...Ouais, ho, hé, hein, ça va...la réalité dans laquelle nous sommes a été déviée, amplifiant nos visions de chimères, oublions ce passage obscur, nos prières ont reçu réponse du fond de l’éther, les exilés poursuivent et chantent à pleine voix -hé ho, hé ho, on rentre du boulot avec dans notre dos, un sac plein de nectar, du Chouchen de Landerneau; mais l'ivresse ne peut être éternelle, seul l'accomplissement d'un projet longuement élaboré peut nous mettre dans un état d'exaltation partagé, il est indispensable de se détourner des séductions subjectives.
Dans l'horizon sans fin qui jamais n’approche, les jambes alanguies, surgit un gnome, nous guidant...oh délice...! vers une grotte...le gnome nous dit alors: le passage dans la terre est un thème fréquemment utilisé dans les enseignements initiatiques.
Instant sublime, on retient son souffle, vient une descente, derrière un rocher, coule une source d'eau pure s'enfonçant dans les profondeurs de la terre, nous serpentons gaiement, au coeur de l’insolite et rare beauté, les stalagmites et stalactites se reflètent dans l'onde vive, un léger vent chaud vient nous caresser, puis en continuant notre pérégrination la chaleur s'intensifie dans les profondeurs souterraines, une douce résonance de nos voix parcoure les parois répondant en écho aux bruits insolites des chauves qui sourient, en vraies espionnes, elles nous tiennent compagnie, bonjour l’atmosphère !
Nos regards se posent dans une cavité plus bas, le souffle coupé, sans pour autant claquer des dents, nos actions ont des conséquences comme le désir qui s'y trouve, suspendus dans le vide, il faut se harnacher pour éviter que rochers et éboulis ne nous fassent la fête. Un impressionnant lac aux eaux turquoises se dévoile tel un voile lentement soulevé nous révèle mille feux étincelants, irradiants, émanant de topazes de saphirs d'émeraudes et d'une rivière de diamants, nos yeux sont émerveillés par tant de joyaux, magnifique, un décor de rêve époustouflant, quelle divine aubaine cette somptuosité de richesse dévoilée.
Un rayonnement étrange fait de bleu et de vert, semble remplir le lieu souterrain d'une aura mystérieuse nous inspirant en toute logique que la Terre tant à sa surface que dans ses profondeurs recèle des trésors insoupçonnés, l'homme en lui-même est aussi un Univers à explorer aux richesses inexploitées, dans le respect réciproque, on découvre une belle fraternité.
L’instabilité des profondeurs règne, nos imaginations sont fertiles, impossible pour le moment d’être sûrs, qu'il faille suivre vaille que vaille et coûte que coûte, ce qui nous guide vers les abîmes où des champignons luminescents, fidèles sentinelles demeurent les seuls lumignons, apportant aux méandres des lieux une chiche lumière, nous pénétrons comme par enchantement dans un univers unique, resplendissant, des peintures pariétales mettent en valeur les parois de la cavité, véritable source d’émerveillement nous passons du clair-obscur à la clarté limpide, les ombres portées deviennent moins impressionnantes, un léger souffle de vent porteur joue entre les concrétions, appel de l'air du monde d'en haut aux abysses....
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ondine
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Dans les couloirs du temps qui passe chemine péniblement le Maître du Temps. Il y a des portes qui nous attirent comme un voyageur devant une lumière qui exhorte tout un chacun à laisser aller les choses à ses envies, quelques repères d'un scénario reviennent de temps en temps à la mémoire, dans lesquels apparurent de nombreux symboles, des formes destinées à se métamorphoser, un sentiment d'inventivité, de don de soi exprimé, d'une aura qui brille de l'intérieur, des visions se présentent spontanément dans l’espace infini de l’imagination.
Fidèle au temps passé, lointain ou proche, peu importe, nous sommes propulsés comme sur la vague qui emporte au loin les bateaux avec à son bord les vieux pochtrons, dans les clapotements furieux des marées, le souffle du vent insensé et la pluie diluvienne furent très bénéfiques, l’écume jaillit, frôlant la mouette volage bien loin des amers remarquables, le désir de toucher terre s’éveille. Dans la banalité grise d’un ciel éteint se profilent les chalands, c'est sans doute ici que le Maître médite, ou bien ailleurs, tous les lieux sont propices aux êtres sans peur de Chronos, les étoiles sont là, guidant sagement les marins vers le rivage, dans une part de nous, habite toujours une étincelle de Vie capable de devenir fanal pour guider dans la nuit noire un cheminant en mal d'Amour filial qui mène souvent dans une impasse, on crée des ancrages qui nous permettent d'apporter plus d’ardeur au sein du véhicule physique, mais le corps comme le mental sont encore des moyens d'expression souvent malhabiles sans allégeance avec l'Esprit Divin qui ne peut faire entendre son chant.
Sur la longue route qui ne peut voir son but, la félicité se glisse à travers les jours sceptiques, dans ces moments de grâce, nous appréhendons par ces instants fugitifs, le fil qui relie et nous lie à tout un chacun. Avançons plus loin, il est temps de s’aventurer dans des territoires inexplorés en revenant à nos racines dans un passé lointain, écoutons le bruit de la sylve, dans les grands arbres s'ébattent une communauté de primates pratiquant l'épouillage et d'autres activités tout aussi basiques, c'est l'heure exquise où les fossoyeurs de la brousse n'ont rien à surveiller du haut des baobabs, un souffle chaud écrase la savane, les prédateurs somnolent mais leurs sens demeurent aux aguets dans la chaleur étouffante densifiée d'humidité, à l'ombre des bosquets, les antilopes rêvent.
D'ardentes imaginations se mettent soudain en scène, au cœur de la Matière, le regard s'ouvre sur les portes de la perception quelque part aux antipodes, l'expansion d'un Univers est achevé, les atomes vont retourner à leur composition simplifiée, l’obscurité du monde n’est qu’une ombre, derrière elle, se trouvent une clarté, une joie ineffable qui sous-tend la Création, les créatures animées ou qui semblent sans vie, du minéral en passant par le végétal, l'animal, l'homme, et les règnes sur d'autres exoplanètes, nous résidons dans le monde du présent, mais nous situons nos esprits sur l’ancienne Voie.
Au loin, nous apercevons un lac perdu entre des pins parasols, couverts de nénuphars, à travers un petit chemin couvert d’épines, nous avançons, le sang coule goutte à goutte sur le sol transformant la terre en un tapis écarlate qui lui aussi se métamorphose en une multitude de pétales de Roses rouges, les douleurs deviennent des doux leurres, nos pieds ailés frôlent le chemin qui devient de plus en plus incertain, on s'enfonce dans un monde perdu, parcouru par des vents fantômes chargés d'étranges pollens, les scènes dessinent des scénarios en imbroglios, on s’accroche, les chimères cadencent notre marche insensée de leur mélopée gutturale, des relents méphitiques planent dans l'air créant un malaise dans cette scène onirique, il pleut des ficelles de ténèbres électriques, nos cris apeurés tirent hors d'un trou une étrange créature avec de grandes oreilles et trois cheveux sur la tête.
Non , non, ce n'est pas Yoda car son nez ressemble à une courgette qui s'allume quand il nous interpelle ainsi : NON...Bouh...Bigre...c'est une hideuse manticore qui se pointe et hisse la tête,...Vite...protégeons nos corps, sa queue s'agite dans le vide en tordant vers le haut la fourche vénéneuse qui en arme la pointe, la détestable bête...Ouais, ho, hé, hein, ça va...la réalité dans laquelle nous sommes a été déviée, amplifiant nos visions de chimères, oublions ce passage obscur, nos prières ont reçu réponse du fond de l’éther, les exilés poursuivent et chantent à pleine voix -hé ho, hé ho, on rentre du boulot avec dans notre dos, un sac plein de nectar, du Chouchen de Landerneau; mais l'ivresse ne peut être éternelle, seul l'accomplissement d'un projet longuement élaboré peut nous mettre dans un état d'exaltation partagé, il est indispensable de se détourner des séductions subjectives.
Dans l'horizon sans fin qui jamais n’approche, les jambes alanguies, surgit un gnome, nous guidant...oh délice...! vers une grotte...le gnome nous dit alors: le passage dans la terre est un thème fréquemment utilisé dans les enseignements initiatiques.
Instant sublime, on retient son souffle, vient une descente, derrière un rocher, coule une source d'eau pure s'enfonçant dans les profondeurs de la terre, nous serpentons gaiement, au coeur de l’insolite et rare beauté, les stalagmites et stalactites se reflètent dans l'onde vive, un léger vent chaud vient nous caresser, puis en continuant notre pérégrination la chaleur s'intensifie dans les profondeurs souterraines, une douce résonance de nos voix parcoure les parois répondant en écho aux bruits insolites des chauves qui sourient, en vraies espionnes, elles nous tiennent compagnie, bonjour l’atmosphère !
Nos regards se posent dans une cavité plus bas, le souffle coupé, sans pour autant claquer des dents, nos actions ont des conséquences comme le désir qui s'y trouve, suspendus dans le vide, il faut se harnacher pour éviter que rochers et éboulis ne nous fassent la fête. Un impressionnant lac aux eaux turquoises se dévoile tel un voile lentement soulevé nous révèle mille feux étincelants, irradiants, émanant de topazes de saphirs d'émeraudes et d'une rivière de diamants, nos yeux sont émerveillés par tant de joyaux, magnifique, un décor de rêve époustouflant, quelle divine aubaine cette somptuosité de richesse dévoilée.
Un rayonnement étrange fait de bleu et de vert, semble remplir le lieu souterrain d'une aura mystérieuse nous inspirant en toute logique que la Terre tant à sa surface que dans ses profondeurs recèle des trésors insoupçonnés, l'homme en lui-même est aussi un Univers à explorer aux richesses inexploitées, dans le respect réciproque, on découvre une belle fraternité.
L’instabilité des profondeurs règne, nos imaginations sont fertiles, impossible pour le moment d’être sûrs, qu'il faille suivre vaille que vaille et coûte que coûte, ce qui nous guide vers les abîmes où des champignons luminescents, fidèles sentinelles demeurent les seuls lumignons, apportant aux méandres des lieux une chiche lumière, nous pénétrons comme par enchantement dans un univers unique, resplendissant, des peintures pariétales mettent en valeur les parois de la cavité, véritable source d’émerveillement nous passons du clair-obscur à la clarté limpide, les ombres portées deviennent moins impressionnantes, un léger souffle de vent porteur joue entre les concrétions, appel de l'air du monde d'en haut aux abysses. Le temps semble s’être figé dans l’enclave souterraine, du seuil où tremble nos incertitudes, nous regardons dans toutes les directions à la recherche de la la plus infime source de lumière...
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tapioca
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MessagePosté le: Mar 14 Aoû, 2018 06:48 AM    Sujet du message:

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Dans les couloirs du temps qui passe chemine péniblement le Maître du Temps. Il y a des portes qui nous attirent comme un voyageur devant une lumière qui exhorte tout un chacun à laisser aller les choses à ses envies, quelques repères d'un scénario reviennent de temps en temps à la mémoire, dans lesquels apparurent de nombreux symboles, des formes destinées à se métamorphoser, un sentiment d'inventivité, de don de soi exprimé, d'une aura qui brille de l'intérieur, des visions se présentent spontanément dans l’espace infini de l’imagination.
Fidèle au temps passé, lointain ou proche, peu importe, nous sommes propulsés comme sur la vague qui emporte au loin les bateaux avec à son bord les vieux pochtrons, dans les clapotements furieux des marées, le souffle du vent insensé et la pluie diluvienne furent très bénéfiques, l’écume jaillit, frôlant la mouette volage bien loin des amers remarquables, le désir de toucher terre s’éveille. Dans la banalité grise d’un ciel éteint se profilent les chalands, c'est sans doute ici que le Maître médite, ou bien ailleurs, tous les lieux sont propices aux êtres sans peur de Chronos, les étoiles sont là, guidant sagement les marins vers le rivage, dans une part de nous, habite toujours une étincelle de Vie capable de devenir fanal pour guider dans la nuit noire un cheminant en mal d'Amour filial qui mène souvent dans une impasse, on crée des ancrages qui nous permettent d'apporter plus d’ardeur au sein du véhicule physique, mais le corps comme le mental sont encore des moyens d'expression souvent malhabiles sans allégeance avec l'Esprit Divin qui ne peut faire entendre son chant.
Sur la longue route qui ne peut voir son but, la félicité se glisse à travers les jours sceptiques, dans ces moments de grâce, nous appréhendons par ces instants fugitifs, le fil qui relie et nous lie à tout un chacun. Avançons plus loin, il est temps de s’aventurer dans des territoires inexplorés en revenant à nos racines dans un passé lointain, écoutons le bruit de la sylve, dans les grands arbres s'ébattent une communauté de primates pratiquant l'épouillage et d'autres activités tout aussi basiques, c'est l'heure exquise où les fossoyeurs de la brousse n'ont rien à surveiller du haut des baobabs, un souffle chaud écrase la savane, les prédateurs somnolent mais leurs sens demeurent aux aguets dans la chaleur étouffante densifiée d'humidité, à l'ombre des bosquets, les antilopes rêvent.
D'ardentes imaginations se mettent soudain en scène, au cœur de la Matière, le regard s'ouvre sur les portes de la perception quelque part aux antipodes, l'expansion d'un Univers est achevé, les atomes vont retourner à leur composition simplifiée, l’obscurité du monde n’est qu’une ombre, derrière elle, se trouvent une clarté, une joie ineffable qui sous-tend la Création, les créatures animées ou qui semblent sans vie, du minéral en passant par le végétal, l'animal, l'homme, et les règnes sur d'autres exoplanètes, nous résidons dans le monde du présent, mais nous situons nos esprits sur l’ancienne Voie.
Au loin, nous apercevons un lac perdu entre des pins parasols, couverts de nénuphars, à travers un petit chemin couvert d’épines, nous avançons, le sang coule goutte à goutte sur le sol transformant la terre en un tapis écarlate qui lui aussi se métamorphose en une multitude de pétales de Roses rouges, les douleurs deviennent des doux leurres, nos pieds ailés frôlent le chemin qui devient de plus en plus incertain, on s'enfonce dans un monde perdu, parcouru par des vents fantômes chargés d'étranges pollens, les scènes dessinent des scénarios en imbroglios, on s’accroche, les chimères cadencent notre marche insensée de leur mélopée gutturale, des relents méphitiques planent dans l'air créant un malaise dans cette scène onirique, il pleut des ficelles de ténèbres électriques, nos cris apeurés tirent hors d'un trou une étrange créature avec de grandes oreilles et trois cheveux sur la tête.
Non , non, ce n'est pas Yoda car son nez ressemble à une courgette qui s'allume quand il nous interpelle ainsi : NON...Bouh...Bigre...c'est une hideuse manticore qui se pointe et hisse la tête,...Vite...protégeons nos corps, sa queue s'agite dans le vide en tordant vers le haut la fourche vénéneuse qui en arme la pointe, la détestable bête...Ouais, ho, hé, hein, ça va...la réalité dans laquelle nous sommes a été déviée, amplifiant nos visions de chimères, oublions ce passage obscur, nos prières ont reçu réponse du fond de l’éther, les exilés poursuivent et chantent à pleine voix -hé ho, hé ho, on rentre du boulot avec dans notre dos, un sac plein de nectar, du Chouchen de Landerneau; mais l'ivresse ne peut être éternelle, seul l'accomplissement d'un projet longuement élaboré peut nous mettre dans un état d'exaltation partagé, il est indispensable de se détourner des séductions subjectives.
Dans l'horizon sans fin qui jamais n’approche, les jambes alanguies, surgit un gnome, nous guidant...oh délice...! vers une grotte...le gnome nous dit alors: le passage dans la terre est un thème fréquemment utilisé dans les enseignements initiatiques.
Instant sublime, on retient son souffle, vient une descente, derrière un rocher, coule une source d'eau pure s'enfonçant dans les profondeurs de la terre, nous serpentons gaiement, au coeur de l’insolite et rare beauté, les stalagmites et stalactites se reflètent dans l'onde vive, un léger vent chaud vient nous caresser, puis en continuant notre pérégrination la chaleur s'intensifie dans les profondeurs souterraines, une douce résonance de nos voix parcoure les parois répondant en écho aux bruits insolites des chauves qui sourient, en vraies espionnes, elles nous tiennent compagnie, bonjour l’atmosphère !
Nos regards se posent dans une cavité plus bas, le souffle coupé, sans pour autant claquer des dents, nos actions ont des conséquences comme le désir qui s'y trouve, suspendus dans le vide, il faut se harnacher pour éviter que rochers et éboulis ne nous fassent la fête. Un impressionnant lac aux eaux turquoises se dévoile tel un voile lentement soulevé nous révèle mille feux étincelants, irradiants, émanant de topazes de saphirs d'émeraudes et d'une rivière de diamants, nos yeux sont émerveillés par tant de joyaux, magnifique, un décor de rêve époustouflant, quelle divine aubaine cette somptuosité de richesse dévoilée.
Un rayonnement étrange fait de bleu et de vert, semble remplir le lieu souterrain d'une aura mystérieuse nous inspirant en toute logique que la Terre tant à sa surface que dans ses profondeurs recèle des trésors insoupçonnés, l'homme en lui-même est aussi un Univers à explorer aux richesses inexploitées, dans le respect réciproque, on découvre une belle fraternité.
L’instabilité des profondeurs règne, nos imaginations sont fertiles, impossible pour le moment d’être sûrs, qu'il faille suivre vaille que vaille et coûte que coûte, ce qui nous guide vers les abîmes où des champignons luminescents, fidèles sentinelles demeurent les seuls lumignons, apportant aux méandres des lieux une chiche lumière, nous pénétrons comme par enchantement dans un univers unique, resplendissant, des peintures pariétales mettent en valeur les parois de la cavité, véritable source d’émerveillement nous passons du clair-obscur à la clarté limpide, les ombres portées deviennent moins impressionnantes, un léger souffle de vent porteur joue entre les concrétions, appel de l'air du monde d'en haut aux abysses. Le temps semble s’être figé dans l’enclave souterraine, du seuil où tremble nos incertitudes, nous regardons dans toutes les directions à la recherche de la la plus infime source de lumière , de la moindre étincelle de vie pour avoir un repère; on passe souvent près d'une source de félicité sans se douter d'une opportunité capable de nous propulser vers les sommets !
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ondine
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Fidèle au temps passé, lointain ou proche, peu importe, nous sommes propulsés comme sur la vague qui emporte au loin les bateaux avec à son bord les vieux pochtrons, dans les clapotements furieux des marées, le souffle du vent insensé et la pluie diluvienne furent très bénéfiques, l’écume jaillit, frôlant la mouette volage bien loin des amers remarquables, le désir de toucher terre s’éveille. Dans la banalité grise d’un ciel éteint se profilent les chalands, c'est sans doute ici que le Maître médite, ou bien ailleurs, tous les lieux sont propices aux êtres sans peur de Chronos, les étoiles sont là, guidant sagement les marins vers le rivage, dans une part de nous, habite toujours une étincelle de Vie capable de devenir fanal pour guider dans la nuit noire un cheminant en mal d'Amour filial qui mène souvent dans une impasse, on crée des ancrages qui nous permettent d'apporter plus d’ardeur au sein du véhicule physique, mais le corps comme le mental sont encore des moyens d'expression souvent malhabiles sans allégeance avec l'Esprit Divin qui ne peut faire entendre son chant.
Sur la longue route qui ne peut voir son but, la félicité se glisse à travers les jours sceptiques, dans ces moments de grâce, nous appréhendons par ces instants fugitifs, le fil qui relie et nous lie à tout un chacun. Avançons plus loin, il est temps de s’aventurer dans des territoires inexplorés en revenant à nos racines dans un passé lointain, écoutons le bruit de la sylve, dans les grands arbres s'ébattent une communauté de primates pratiquant l'épouillage et d'autres activités tout aussi basiques, c'est l'heure exquise où les fossoyeurs de la brousse n'ont rien à surveiller du haut des baobabs, un souffle chaud écrase la savane, les prédateurs somnolent mais leurs sens demeurent aux aguets dans la chaleur étouffante densifiée d'humidité, à l'ombre des bosquets, les antilopes rêvent.
D'ardentes imaginations se mettent soudain en scène, au cœur de la Matière, le regard s'ouvre sur les portes de la perception quelque part aux antipodes, l'expansion d'un Univers est achevé, les atomes vont retourner à leur composition simplifiée, l’obscurité du monde n’est qu’une ombre, derrière elle, se trouvent une clarté, une joie ineffable qui sous-tend la Création, les créatures animées ou qui semblent sans vie, du minéral en passant par le végétal, l'animal, l'homme, et les règnes sur d'autres exoplanètes, nous résidons dans le monde du présent, mais nous situons nos esprits sur l’ancienne Voie.
Au loin, nous apercevons un lac perdu entre des pins parasols, couverts de nénuphars, à travers un petit chemin couvert d’épines, nous avançons, le sang coule goutte à goutte sur le sol transformant la terre en un tapis écarlate qui lui aussi se métamorphose en une multitude de pétales de Roses rouges, les douleurs deviennent des doux leurres, nos pieds ailés frôlent le chemin qui devient de plus en plus incertain, on s'enfonce dans un monde perdu, parcouru par des vents fantômes chargés d'étranges pollens, les scènes dessinent des scénarios en imbroglios, on s’accroche, les chimères cadencent notre marche insensée de leur mélopée gutturale, des relents méphitiques planent dans l'air créant un malaise dans cette scène onirique, il pleut des ficelles de ténèbres électriques, nos cris apeurés tirent hors d'un trou une étrange créature avec de grandes oreilles et trois cheveux sur la tête.
Non , non, ce n'est pas Yoda car son nez ressemble à une courgette qui s'allume quand il nous interpelle ainsi : NON...Bouh...Bigre...c'est une hideuse manticore qui se pointe et hisse la tête,...Vite...protégeons nos corps, sa queue s'agite dans le vide en tordant vers le haut la fourche vénéneuse qui en arme la pointe, la détestable bête...Ouais, ho, hé, hein, ça va...la réalité dans laquelle nous sommes a été déviée, amplifiant nos visions de chimères, oublions ce passage obscur, nos prières ont reçu réponse du fond de l’éther, les exilés poursuivent et chantent à pleine voix -hé ho, hé ho, on rentre du boulot avec dans notre dos, un sac plein de nectar, du Chouchen de Landerneau; mais l'ivresse ne peut être éternelle, seul l'accomplissement d'un projet longuement élaboré peut nous mettre dans un état d'exaltation partagé, il est indispensable de se détourner des séductions subjectives.
Dans l'horizon sans fin qui jamais n’approche, les jambes alanguies, surgit un gnome, nous guidant...oh délice...! vers une grotte...le gnome nous dit alors: le passage dans la terre est un thème fréquemment utilisé dans les enseignements initiatiques.
Instant sublime, on retient son souffle, vient une descente, derrière un rocher, coule une source d'eau pure s'enfonçant dans les profondeurs de la terre, nous serpentons gaiement, au coeur de l’insolite et rare beauté, les stalagmites et stalactites se reflètent dans l'onde vive, un léger vent chaud vient nous caresser, puis en continuant notre pérégrination la chaleur s'intensifie dans les profondeurs souterraines, une douce résonance de nos voix parcoure les parois répondant en écho aux bruits insolites des chauves qui sourient, en vraies espionnes, elles nous tiennent compagnie, bonjour l’atmosphère !
Nos regards se posent dans une cavité plus bas, le souffle coupé, sans pour autant claquer des dents, nos actions ont des conséquences comme le désir qui s'y trouve, suspendus dans le vide, il faut se harnacher pour éviter que rochers et éboulis ne nous fassent la fête. Un impressionnant lac aux eaux turquoises se dévoile tel un voile lentement soulevé nous révèle mille feux étincelants, irradiants, émanant de topazes de saphirs d'émeraudes et d'une rivière de diamants, nos yeux sont émerveillés par tant de joyaux, magnifique, un décor de rêve époustouflant, quelle divine aubaine cette somptuosité de richesse dévoilée.
Un rayonnement étrange fait de bleu et de vert, semble remplir le lieu souterrain d'une aura mystérieuse nous inspirant en toute logique que la Terre tant à sa surface que dans ses profondeurs recèle des trésors insoupçonnés, l'homme en lui-même est aussi un Univers à explorer aux richesses inexploitées, dans le respect réciproque, on découvre une belle fraternité.
L’instabilité des profondeurs règne, nos imaginations sont fertiles, impossible pour le moment d’être sûrs, qu'il faille suivre vaille que vaille et coûte que coûte, ce qui nous guide vers les abîmes où des champignons luminescents, fidèles sentinelles demeurent les seuls lumignons, apportant aux méandres des lieux une chiche lumière, nous pénétrons comme par enchantement dans un univers unique, resplendissant, des peintures pariétales mettent en valeur les parois de la cavité, véritable source d’émerveillement nous passons du clair-obscur à la clarté limpide, les ombres portées deviennent moins impressionnantes, un léger souffle de vent porteur joue entre les concrétions, appel de l'air du monde d'en haut aux abysses. Le temps semble s’être figé dans l’enclave souterraine, du seuil où tremble nos incertitudes, nous regardons dans toutes les directions à la recherche de la la plus infime source de lumière , de la moindre étincelle de vie pour avoir un repère; on passe souvent près d'une source de félicité sans se douter d'une opportunité capable de nous propulser vers les sommets !
Diantre !...une goutte d’eau vient rompre le silence, à quelques pas, nous apercevons des racines d'arbres qui poussent à la surface, un rai de lumière...
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Fidèle au temps passé, lointain ou proche, peu importe, nous sommes propulsés comme sur la vague qui emporte au loin les bateaux avec à son bord les vieux pochtrons, dans les clapotements furieux des marées, le souffle du vent insensé et la pluie diluvienne furent très bénéfiques, l’écume jaillit, frôlant la mouette volage bien loin des amers remarquables, le désir de toucher terre s’éveille. Dans la banalité grise d’un ciel éteint se profilent les chalands, c'est sans doute ici que le Maître médite, ou bien ailleurs, tous les lieux sont propices aux êtres sans peur de Chronos, les étoiles sont là, guidant sagement les marins vers le rivage, dans une part de nous, habite toujours une étincelle de Vie capable de devenir fanal pour guider dans la nuit noire un cheminant en mal d'Amour filial qui mène souvent dans une impasse, on crée des ancrages qui nous permettent d'apporter plus d’ardeur au sein du véhicule physique, mais le corps comme le mental sont encore des moyens d'expression souvent malhabiles sans allégeance avec l'Esprit Divin qui ne peut faire entendre son chant.
Sur la longue route qui ne peut voir son but, la félicité se glisse à travers les jours sceptiques, dans ces moments de grâce, nous appréhendons par ces instants fugitifs, le fil qui relie et nous lie à tout un chacun. Avançons plus loin, il est temps de s’aventurer dans des territoires inexplorés en revenant à nos racines dans un passé lointain, écoutons le bruit de la sylve, dans les grands arbres s'ébattent une communauté de primates pratiquant l'épouillage et d'autres activités tout aussi basiques, c'est l'heure exquise où les fossoyeurs de la brousse n'ont rien à surveiller du haut des baobabs, un souffle chaud écrase la savane, les prédateurs somnolent mais leurs sens demeurent aux aguets dans la chaleur étouffante densifiée d'humidité, à l'ombre des bosquets, les antilopes rêvent.
D'ardentes imaginations se mettent soudain en scène, au cœur de la Matière, le regard s'ouvre sur les portes de la perception quelque part aux antipodes, l'expansion d'un Univers est achevé, les atomes vont retourner à leur composition simplifiée, l’obscurité du monde n’est qu’une ombre, derrière elle, se trouvent une clarté, une joie ineffable qui sous-tend la Création, les créatures animées ou qui semblent sans vie, du minéral en passant par le végétal, l'animal, l'homme, et les règnes sur d'autres exoplanètes, nous résidons dans le monde du présent, mais nous situons nos esprits sur l’ancienne Voie.
Au loin, nous apercevons un lac perdu entre des pins parasols, couverts de nénuphars, à travers un petit chemin couvert d’épines, nous avançons, le sang coule goutte à goutte sur le sol transformant la terre en un tapis écarlate qui lui aussi se métamorphose en une multitude de pétales de Roses rouges, les douleurs deviennent des doux leurres, nos pieds ailés frôlent le chemin qui devient de plus en plus incertain, on s'enfonce dans un monde perdu, parcouru par des vents fantômes chargés d'étranges pollens, les scènes dessinent des scénarios en imbroglios, on s’accroche, les chimères cadencent notre marche insensée de leur mélopée gutturale, des relents méphitiques planent dans l'air créant un malaise dans cette scène onirique, il pleut des ficelles de ténèbres électriques, nos cris apeurés tirent hors d'un trou une étrange créature avec de grandes oreilles et trois cheveux sur la tête.
Non , non, ce n'est pas Yoda car son nez ressemble à une courgette qui s'allume quand il nous interpelle ainsi : NON...Bouh...Bigre...c'est une hideuse manticore qui se pointe et hisse la tête,...Vite...protégeons nos corps, sa queue s'agite dans le vide en tordant vers le haut la fourche vénéneuse qui en arme la pointe, la détestable bête...Ouais, ho, hé, hein, ça va...la réalité dans laquelle nous sommes a été déviée, amplifiant nos visions de chimères, oublions ce passage obscur, nos prières ont reçu réponse du fond de l’éther, les exilés poursuivent et chantent à pleine voix -hé ho, hé ho, on rentre du boulot avec dans notre dos, un sac plein de nectar, du Chouchen de Landerneau; mais l'ivresse ne peut être éternelle, seul l'accomplissement d'un projet longuement élaboré peut nous mettre dans un état d'exaltation partagé, il est indispensable de se détourner des séductions subjectives.
Dans l'horizon sans fin qui jamais n’approche, les jambes alanguies, surgit un gnome, nous guidant...oh délice...! vers une grotte...le gnome nous dit alors: le passage dans la terre est un thème fréquemment utilisé dans les enseignements initiatiques.
Instant sublime, on retient son souffle, vient une descente, derrière un rocher, coule une source d'eau pure s'enfonçant dans les profondeurs de la terre, nous serpentons gaiement, au coeur de l’insolite et rare beauté, les stalagmites et stalactites se reflètent dans l'onde vive, un léger vent chaud vient nous caresser, puis en continuant notre pérégrination la chaleur s'intensifie dans les profondeurs souterraines, une douce résonance de nos voix parcoure les parois répondant en écho aux bruits insolites des chauves qui sourient, en vraies espionnes, elles nous tiennent compagnie, bonjour l’atmosphère !
Nos regards se posent dans une cavité plus bas, le souffle coupé, sans pour autant claquer des dents, nos actions ont des conséquences comme le désir qui s'y trouve, suspendus dans le vide, il faut se harnacher pour éviter que rochers et éboulis ne nous fassent la fête. Un impressionnant lac aux eaux turquoises se dévoile tel un voile lentement soulevé nous révèle mille feux étincelants, irradiants, émanant de topazes de saphirs d'émeraudes et d'une rivière de diamants, nos yeux sont émerveillés par tant de joyaux, magnifique, un décor de rêve époustouflant, quelle divine aubaine cette somptuosité de richesse dévoilée.
Un rayonnement étrange fait de bleu et de vert, semble remplir le lieu souterrain d'une aura mystérieuse nous inspirant en toute logique que la Terre tant à sa surface que dans ses profondeurs recèle des trésors insoupçonnés, l'homme en lui-même est aussi un Univers à explorer aux richesses inexploitées, dans le respect réciproque, on découvre une belle fraternité.
L’instabilité des profondeurs règne, nos imaginations sont fertiles, impossible pour le moment d’être sûrs, qu'il faille suivre vaille que vaille et coûte que coûte, ce qui nous guide vers les abîmes où des champignons luminescents, fidèles sentinelles demeurent les seuls lumignons, apportant aux méandres des lieux une chiche lumière, nous pénétrons comme par enchantement dans un univers unique, resplendissant, des peintures pariétales mettent en valeur les parois de la cavité, véritable source d’émerveillement nous passons du clair-obscur à la clarté limpide, les ombres portées deviennent moins impressionnantes, un léger souffle de vent porteur joue entre les concrétions, appel de l'air du monde d'en haut aux abysses. Le temps semble s’être figé dans l’enclave souterraine, du seuil où tremble nos incertitudes, nous regardons dans toutes les directions à la recherche de la la plus infime source de lumière , de la moindre étincelle de vie pour avoir un repère; on passe souvent près d'une source de félicité sans se douter d'une opportunité capable de nous propulser vers les sommets !
Diantre !...une goutte d’eau vient rompre le silence, à quelques pas, nous apercevons des racines d'arbres qui poussent à la surface, un rai de lumière vient conforter notre espérance car une issue praticable se dessine sous nos yeux éblouis, il ne faut jamais baisser les bras, même au plus profond de la nuit....
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ondine
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MessagePosté le: Mer 15 Aoû, 2018 17:34 PM    Sujet du message:

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Dans les couloirs du temps qui passe chemine péniblement le Maître du Temps. Il y a des portes qui nous attirent comme un voyageur devant une lumière qui exhorte tout un chacun à laisser aller les choses à ses envies, quelques repères d'un scénario reviennent de temps en temps à la mémoire, dans lesquels apparurent de nombreux symboles, des formes destinées à se métamorphoser, un sentiment d'inventivité, de don de soi exprimé, d'une aura qui brille de l'intérieur, des visions se présentent spontanément dans l’espace infini de l’imagination.
Fidèle au temps passé, lointain ou proche, peu importe, nous sommes propulsés comme sur la vague qui emporte au loin les bateaux avec à son bord les vieux pochtrons, dans les clapotements furieux des marées, le souffle du vent insensé et la pluie diluvienne furent très bénéfiques, l’écume jaillit, frôlant la mouette volage bien loin des amers remarquables, le désir de toucher terre s’éveille. Dans la banalité grise d’un ciel éteint se profilent les chalands, c'est sans doute ici que le Maître médite, ou bien ailleurs, tous les lieux sont propices aux êtres sans peur de Chronos, les étoiles sont là, guidant sagement les marins vers le rivage, dans une part de nous, habite toujours une étincelle de Vie capable de devenir fanal pour guider dans la nuit noire un cheminant en mal d'Amour filial qui mène souvent dans une impasse, on crée des ancrages qui nous permettent d'apporter plus d’ardeur au sein du véhicule physique, mais le corps comme le mental sont encore des moyens d'expression souvent malhabiles sans allégeance avec l'Esprit Divin qui ne peut faire entendre son chant.
Sur la longue route qui ne peut voir son but, la félicité se glisse à travers les jours sceptiques, dans ces moments de grâce, nous appréhendons par ces instants fugitifs, le fil qui relie et nous lie à tout un chacun. Avançons plus loin, il est temps de s’aventurer dans des territoires inexplorés en revenant à nos racines dans un passé lointain, écoutons le bruit de la sylve, dans les grands arbres s'ébattent une communauté de primates pratiquant l'épouillage et d'autres activités tout aussi basiques, c'est l'heure exquise où les fossoyeurs de la brousse n'ont rien à surveiller du haut des baobabs, un souffle chaud écrase la savane, les prédateurs somnolent mais leurs sens demeurent aux aguets dans la chaleur étouffante densifiée d'humidité, à l'ombre des bosquets, les antilopes rêvent.
D'ardentes imaginations se mettent soudain en scène, au cœur de la Matière, le regard s'ouvre sur les portes de la perception quelque part aux antipodes, l'expansion d'un Univers est achevé, les atomes vont retourner à leur composition simplifiée, l’obscurité du monde n’est qu’une ombre, derrière elle, se trouvent une clarté, une joie ineffable qui sous-tend la Création, les créatures animées ou qui semblent sans vie, du minéral en passant par le végétal, l'animal, l'homme, et les règnes sur d'autres exoplanètes, nous résidons dans le monde du présent, mais nous situons nos esprits sur l’ancienne Voie.
Au loin, nous apercevons un lac perdu entre des pins parasols, couverts de nénuphars, à travers un petit chemin couvert d’épines, nous avançons, le sang coule goutte à goutte sur le sol transformant la terre en un tapis écarlate qui lui aussi se métamorphose en une multitude de pétales de Roses rouges, les douleurs deviennent des doux leurres, nos pieds ailés frôlent le chemin qui devient de plus en plus incertain, on s'enfonce dans un monde perdu, parcouru par des vents fantômes chargés d'étranges pollens, les scènes dessinent des scénarios en imbroglios, on s’accroche, les chimères cadencent notre marche insensée de leur mélopée gutturale, des relents méphitiques planent dans l'air créant un malaise dans cette scène onirique, il pleut des ficelles de ténèbres électriques, nos cris apeurés tirent hors d'un trou une étrange créature avec de grandes oreilles et trois cheveux sur la tête.
Non , non, ce n'est pas Yoda car son nez ressemble à une courgette qui s'allume quand il nous interpelle ainsi : NON...Bouh...Bigre...c'est une hideuse manticore qui se pointe et hisse la tête,...Vite...protégeons nos corps, sa queue s'agite dans le vide en tordant vers le haut la fourche vénéneuse qui en arme la pointe, la détestable bête...Ouais, ho, hé, hein, ça va...la réalité dans laquelle nous sommes a été déviée, amplifiant nos visions de chimères, oublions ce passage obscur, nos prières ont reçu réponse du fond de l’éther, les exilés poursuivent et chantent à pleine voix -hé ho, hé ho, on rentre du boulot avec dans notre dos, un sac plein de nectar, du Chouchen de Landerneau; mais l'ivresse ne peut être éternelle, seul l'accomplissement d'un projet longuement élaboré peut nous mettre dans un état d'exaltation partagé, il est indispensable de se détourner des séductions subjectives.
Dans l'horizon sans fin qui jamais n’approche, les jambes alanguies, surgit un gnome, nous guidant...oh délice...! vers une grotte...le gnome nous dit alors: le passage dans la terre est un thème fréquemment utilisé dans les enseignements initiatiques.
Instant sublime, on retient son souffle, vient une descente, derrière un rocher, coule une source d'eau pure s'enfonçant dans les profondeurs de la terre, nous serpentons gaiement, au coeur de l’insolite et rare beauté, les stalagmites et stalactites se reflètent dans l'onde vive, un léger vent chaud vient nous caresser, puis en continuant notre pérégrination la chaleur s'intensifie dans les profondeurs souterraines, une douce résonance de nos voix parcoure les parois répondant en écho aux bruits insolites des chauves qui sourient, en vraies espionnes, elles nous tiennent compagnie, bonjour l’atmosphère !
Nos regards se posent dans une cavité plus bas, le souffle coupé, sans pour autant claquer des dents, nos actions ont des conséquences comme le désir qui s'y trouve, suspendus dans le vide, il faut se harnacher pour éviter que rochers et éboulis ne nous fassent la fête. Un impressionnant lac aux eaux turquoises se dévoile tel un voile lentement soulevé nous révèle mille feux étincelants, irradiants, émanant de topazes de saphirs d'émeraudes et d'une rivière de diamants, nos yeux sont émerveillés par tant de joyaux, magnifique, un décor de rêve époustouflant, quelle divine aubaine cette somptuosité de richesse dévoilée.
Un rayonnement étrange fait de bleu et de vert, semble remplir le lieu souterrain d'une aura mystérieuse nous inspirant en toute logique que la Terre tant à sa surface que dans ses profondeurs recèle des trésors insoupçonnés, l'homme en lui-même est aussi un Univers à explorer aux richesses inexploitées, dans le respect réciproque, on découvre une belle fraternité.
L’instabilité des profondeurs règne, nos imaginations sont fertiles, impossible pour le moment d’être sûrs, qu'il faille suivre vaille que vaille et coûte que coûte, ce qui nous guide vers les abîmes où des champignons luminescents, fidèles sentinelles demeurent les seuls lumignons, apportant aux méandres des lieux une chiche lumière, nous pénétrons comme par enchantement dans un univers unique, resplendissant, des peintures pariétales mettent en valeur les parois de la cavité, véritable source d’émerveillement nous passons du clair-obscur à la clarté limpide, les ombres portées deviennent moins impressionnantes, un léger souffle de vent porteur joue entre les concrétions, appel de l'air du monde d'en haut aux abysses. Le temps semble s’être figé dans l’enclave souterraine, du seuil où tremble nos incertitudes, nous regardons dans toutes les directions à la recherche de la la plus infime source de lumière , de la moindre étincelle de vie pour avoir un repère; on passe souvent près d'une source de félicité sans se douter d'une opportunité capable de nous propulser vers les sommets !
Diantre !...une goutte d’eau vient rompre le silence, à quelques pas, nous apercevons des racines d'arbres qui poussent à la surface, un rai de lumière vient conforter notre espérance car une issue praticable se dessine sous nos yeux éblouis, il ne faut jamais baisser les bras, même au plus profond de la nuit. Nous préparons le nécessaire pour la remontée, une lumière bleutée nous dévoile les creux de l'arbre à cavités auxquels nous essayons de nous agripper, dans ces instants suspendus au petit bonheur la chance, c’est l'ascension entre pierre et lumière...
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MessagePosté le: Ven 17 Aoû, 2018 09:53 AM    Sujet du message:

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Dans les couloirs du temps qui passe chemine péniblement le Maître du Temps. Il y a des portes qui nous attirent comme un voyageur devant une lumière qui exhorte tout un chacun à laisser aller les choses à ses envies, quelques repères d'un scénario reviennent de temps en temps à la mémoire, dans lesquels apparurent de nombreux symboles, des formes destinées à se métamorphoser, un sentiment d'inventivité, de don de soi exprimé, d'une aura qui brille de l'intérieur, des visions se présentent spontanément dans l’espace infini de l’imagination.
Fidèle au temps passé, lointain ou proche, peu importe, nous sommes propulsés comme sur la vague qui emporte au loin les bateaux avec à son bord les vieux pochtrons, dans les clapotements furieux des marées, le souffle du vent insensé et la pluie diluvienne furent très bénéfiques, l’écume jaillit, frôlant la mouette volage bien loin des amers remarquables, le désir de toucher terre s’éveille. Dans la banalité grise d’un ciel éteint se profilent les chalands, c'est sans doute ici que le Maître médite, ou bien ailleurs, tous les lieux sont propices aux êtres sans peur de Chronos, les étoiles sont là, guidant sagement les marins vers le rivage, dans une part de nous, habite toujours une étincelle de Vie capable de devenir fanal pour guider dans la nuit noire un cheminant en mal d'Amour filial qui mène souvent dans une impasse, on crée des ancrages qui nous permettent d'apporter plus d’ardeur au sein du véhicule physique, mais le corps comme le mental sont encore des moyens d'expression souvent malhabiles sans allégeance avec l'Esprit Divin qui ne peut faire entendre son chant.
Sur la longue route qui ne peut voir son but, la félicité se glisse à travers les jours sceptiques, dans ces moments de grâce, nous appréhendons par ces instants fugitifs, le fil qui relie et nous lie à tout un chacun. Avançons plus loin, il est temps de s’aventurer dans des territoires inexplorés en revenant à nos racines dans un passé lointain, écoutons le bruit de la sylve, dans les grands arbres s'ébattent une communauté de primates pratiquant l'épouillage et d'autres activités tout aussi basiques, c'est l'heure exquise où les fossoyeurs de la brousse n'ont rien à surveiller du haut des baobabs, un souffle chaud écrase la savane, les prédateurs somnolent mais leurs sens demeurent aux aguets dans la chaleur étouffante densifiée d'humidité, à l'ombre des bosquets, les antilopes rêvent.
D'ardentes imaginations se mettent soudain en scène, au cœur de la Matière, le regard s'ouvre sur les portes de la perception quelque part aux antipodes, l'expansion d'un Univers est achevé, les atomes vont retourner à leur composition simplifiée, l’obscurité du monde n’est qu’une ombre, derrière elle, se trouvent une clarté, une joie ineffable qui sous-tend la Création, les créatures animées ou qui semblent sans vie, du minéral en passant par le végétal, l'animal, l'homme, et les règnes sur d'autres exoplanètes, nous résidons dans le monde du présent, mais nous situons nos esprits sur l’ancienne Voie.
Au loin, nous apercevons un lac perdu entre des pins parasols, couverts de nénuphars, à travers un petit chemin couvert d’épines, nous avançons, le sang coule goutte à goutte sur le sol transformant la terre en un tapis écarlate qui lui aussi se métamorphose en une multitude de pétales de Roses rouges, les douleurs deviennent des doux leurres, nos pieds ailés frôlent le chemin qui devient de plus en plus incertain, on s'enfonce dans un monde perdu, parcouru par des vents fantômes chargés d'étranges pollens, les scènes dessinent des scénarios en imbroglios, on s’accroche, les chimères cadencent notre marche insensée de leur mélopée gutturale, des relents méphitiques planent dans l'air créant un malaise dans cette scène onirique, il pleut des ficelles de ténèbres électriques, nos cris apeurés tirent hors d'un trou une étrange créature avec de grandes oreilles et trois cheveux sur la tête.
Non , non, ce n'est pas Yoda car son nez ressemble à une courgette qui s'allume quand il nous interpelle ainsi : NON...Bouh...Bigre...c'est une hideuse manticore qui se pointe et hisse la tête,...Vite...protégeons nos corps, sa queue s'agite dans le vide en tordant vers le haut la fourche vénéneuse qui en arme la pointe, la détestable bête...Ouais, ho, hé, hein, ça va...la réalité dans laquelle nous sommes a été déviée, amplifiant nos visions de chimères, oublions ce passage obscur, nos prières ont reçu réponse du fond de l’éther, les exilés poursuivent et chantent à pleine voix -hé ho, hé ho, on rentre du boulot avec dans notre dos, un sac plein de nectar, du Chouchen de Landerneau; mais l'ivresse ne peut être éternelle, seul l'accomplissement d'un projet longuement élaboré peut nous mettre dans un état d'exaltation partagé, il est indispensable de se détourner des séductions subjectives.
Dans l'horizon sans fin qui jamais n’approche, les jambes alanguies, surgit un gnome, nous guidant...oh délice...! vers une grotte...le gnome nous dit alors: le passage dans la terre est un thème fréquemment utilisé dans les enseignements initiatiques.
Instant sublime, on retient son souffle, vient une descente, derrière un rocher, coule une source d'eau pure s'enfonçant dans les profondeurs de la terre, nous serpentons gaiement, au coeur de l’insolite et rare beauté, les stalagmites et stalactites se reflètent dans l'onde vive, un léger vent chaud vient nous caresser, puis en continuant notre pérégrination la chaleur s'intensifie dans les profondeurs souterraines, une douce résonance de nos voix parcoure les parois répondant en écho aux bruits insolites des chauves qui sourient, en vraies espionnes, elles nous tiennent compagnie, bonjour l’atmosphère !
Nos regards se posent dans une cavité plus bas, le souffle coupé, sans pour autant claquer des dents, nos actions ont des conséquences comme le désir qui s'y trouve, suspendus dans le vide, il faut se harnacher pour éviter que rochers et éboulis ne nous fassent la fête. Un impressionnant lac aux eaux turquoises se dévoile tel un voile lentement soulevé nous révèle mille feux étincelants, irradiants, émanant de topazes de saphirs d'émeraudes et d'une rivière de diamants, nos yeux sont émerveillés par tant de joyaux, magnifique, un décor de rêve époustouflant, quelle divine aubaine cette somptuosité de richesse dévoilée.
Un rayonnement étrange fait de bleu et de vert, semble remplir le lieu souterrain d'une aura mystérieuse nous inspirant en toute logique que la Terre tant à sa surface que dans ses profondeurs recèle des trésors insoupçonnés, l'homme en lui-même est aussi un Univers à explorer aux richesses inexploitées, dans le respect réciproque, on découvre une belle fraternité.
L’instabilité des profondeurs règne, nos imaginations sont fertiles, impossible pour le moment d’être sûrs, qu'il faille suivre vaille que vaille et coûte que coûte, ce qui nous guide vers les abîmes où des champignons luminescents, fidèles sentinelles demeurent les seuls lumignons, apportant aux méandres des lieux une chiche lumière, nous pénétrons comme par enchantement dans un univers unique, resplendissant, des peintures pariétales mettent en valeur les parois de la cavité, véritable source d’émerveillement nous passons du clair-obscur à la clarté limpide, les ombres portées deviennent moins impressionnantes, un léger souffle de vent porteur joue entre les concrétions, appel de l'air du monde d'en haut aux abysses. Le temps semble s’être figé dans l’enclave souterraine, du seuil où tremble nos incertitudes, nous regardons dans toutes les directions à la recherche de la la plus infime source de lumière , de la moindre étincelle de vie pour avoir un repère; on passe souvent près d'une source de félicité sans se douter d'une opportunité capable de nous propulser vers les sommets !
Diantre !...une goutte d’eau vient rompre le silence, à quelques pas, nous apercevons des racines d'arbres qui poussent à la surface, un rai de lumière vient conforter notre espérance car une issue praticable se dessine sous nos yeux éblouis, il ne faut jamais baisser les bras, même au plus profond de la nuit. Nous préparons le nécessaire pour la remontée, une lumière bleutée nous dévoile les creux de l'arbre à cavités auxquels nous essayons de nous agripper, dans ces instants suspendus au petit bonheur la chance, c’est l'ascension entre pierre et lumière, quelques aspérités quoique précaires permettent notre élévation, nos pieds glissent souvent mais nos efforts conjugués se voient récompensés par un regain de luminosité...
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MessagePosté le: Lun 20 Aoû, 2018 14:03 PM    Sujet du message:

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Dans les couloirs du temps qui passe chemine péniblement le Maître du Temps. Il y a des portes qui nous attirent comme un voyageur devant une lumière qui exhorte tout un chacun à laisser aller les choses à ses envies, quelques repères d'un scénario reviennent de temps en temps à la mémoire, dans lesquels apparurent de nombreux symboles, des formes destinées à se métamorphoser, un sentiment d'inventivité, de don de soi exprimé, d'une aura qui brille de l'intérieur, des visions se présentent spontanément dans l’espace infini de l’imagination.
Fidèle au temps passé, lointain ou proche, peu importe, nous sommes propulsés comme sur la vague qui emporte au loin les bateaux avec à son bord les vieux pochtrons, dans les clapotements furieux des marées, le souffle du vent insensé et la pluie diluvienne furent très bénéfiques, l’écume jaillit, frôlant la mouette volage bien loin des amers remarquables, le désir de toucher terre s’éveille. Dans la banalité grise d’un ciel éteint se profilent les chalands, c'est sans doute ici que le Maître médite, ou bien ailleurs, tous les lieux sont propices aux êtres sans peur de Chronos, les étoiles sont là, guidant sagement les marins vers le rivage, dans une part de nous, habite toujours une étincelle de Vie capable de devenir fanal pour guider dans la nuit noire un cheminant en mal d'Amour filial qui mène souvent dans une impasse, on crée des ancrages qui nous permettent d'apporter plus d’ardeur au sein du véhicule physique, mais le corps comme le mental sont encore des moyens d'expression souvent malhabiles sans allégeance avec l'Esprit Divin qui ne peut faire entendre son chant.
Sur la longue route qui ne peut voir son but, la félicité se glisse à travers les jours sceptiques, dans ces moments de grâce, nous appréhendons par ces instants fugitifs, le fil qui relie et nous lie à tout un chacun. Avançons plus loin, il est temps de s’aventurer dans des territoires inexplorés en revenant à nos racines dans un passé lointain, écoutons le bruit de la sylve, dans les grands arbres s'ébattent une communauté de primates pratiquant l'épouillage et d'autres activités tout aussi basiques, c'est l'heure exquise où les fossoyeurs de la brousse n'ont rien à surveiller du haut des baobabs, un souffle chaud écrase la savane, les prédateurs somnolent mais leurs sens demeurent aux aguets dans la chaleur étouffante densifiée d'humidité, à l'ombre des bosquets, les antilopes rêvent.
D'ardentes imaginations se mettent soudain en scène, au cœur de la Matière, le regard s'ouvre sur les portes de la perception quelque part aux antipodes, l'expansion d'un Univers est achevé, les atomes vont retourner à leur composition simplifiée, l’obscurité du monde n’est qu’une ombre, derrière elle, se trouvent une clarté, une joie ineffable qui sous-tend la Création, les créatures animées ou qui semblent sans vie, du minéral en passant par le végétal, l'animal, l'homme, et les règnes sur d'autres exoplanètes, nous résidons dans le monde du présent, mais nous situons nos esprits sur l’ancienne Voie.
Au loin, nous apercevons un lac perdu entre des pins parasols, couverts de nénuphars, à travers un petit chemin couvert d’épines, nous avançons, le sang coule goutte à goutte sur le sol transformant la terre en un tapis écarlate qui lui aussi se métamorphose en une multitude de pétales de Roses rouges, les douleurs deviennent des doux leurres, nos pieds ailés frôlent le chemin qui devient de plus en plus incertain, on s'enfonce dans un monde perdu, parcouru par des vents fantômes chargés d'étranges pollens, les scènes dessinent des scénarios en imbroglios, on s’accroche, les chimères cadencent notre marche insensée de leur mélopée gutturale, des relents méphitiques planent dans l'air créant un malaise dans cette scène onirique, il pleut des ficelles de ténèbres électriques, nos cris apeurés tirent hors d'un trou une étrange créature avec de grandes oreilles et trois cheveux sur la tête.
Non , non, ce n'est pas Yoda car son nez ressemble à une courgette qui s'allume quand il nous interpelle ainsi : NON...Bouh...Bigre...c'est une hideuse manticore qui se pointe et hisse la tête,...Vite...protégeons nos corps, sa queue s'agite dans le vide en tordant vers le haut la fourche vénéneuse qui en arme la pointe, la détestable bête...Ouais, ho, hé, hein, ça va...la réalité dans laquelle nous sommes a été déviée, amplifiant nos visions de chimères, oublions ce passage obscur, nos prières ont reçu réponse du fond de l’éther, les exilés poursuivent et chantent à pleine voix -hé ho, hé ho, on rentre du boulot avec dans notre dos, un sac plein de nectar, du Chouchen de Landerneau; mais l'ivresse ne peut être éternelle, seul l'accomplissement d'un projet longuement élaboré peut nous mettre dans un état d'exaltation partagé, il est indispensable de se détourner des séductions subjectives.
Dans l'horizon sans fin qui jamais n’approche, les jambes alanguies, surgit un gnome, nous guidant...oh délice...! vers une grotte...le gnome nous dit alors: le passage dans la terre est un thème fréquemment utilisé dans les enseignements initiatiques.
Instant sublime, on retient son souffle, vient une descente, derrière un rocher, coule une source d'eau pure s'enfonçant dans les profondeurs de la terre, nous serpentons gaiement, au coeur de l’insolite et rare beauté, les stalagmites et stalactites se reflètent dans l'onde vive, un léger vent chaud vient nous caresser, puis en continuant notre pérégrination la chaleur s'intensifie dans les profondeurs souterraines, une douce résonance de nos voix parcoure les parois répondant en écho aux bruits insolites des chauves qui sourient, en vraies espionnes, elles nous tiennent compagnie, bonjour l’atmosphère !
Nos regards se posent dans une cavité plus bas, le souffle coupé, sans pour autant claquer des dents, nos actions ont des conséquences comme le désir qui s'y trouve, suspendus dans le vide, il faut se harnacher pour éviter que rochers et éboulis ne nous fassent la fête. Un impressionnant lac aux eaux turquoises se dévoile tel un voile lentement soulevé nous révèle mille feux étincelants, irradiants, émanant de topazes de saphirs d'émeraudes et d'une rivière de diamants, nos yeux sont émerveillés par tant de joyaux, magnifique, un décor de rêve époustouflant, quelle divine aubaine cette somptuosité de richesse dévoilée.
Un rayonnement étrange fait de bleu et de vert, semble remplir le lieu souterrain d'une aura mystérieuse nous inspirant en toute logique que la Terre tant à sa surface que dans ses profondeurs recèle des trésors insoupçonnés, l'homme en lui-même est aussi un Univers à explorer aux richesses inexploitées, dans le respect réciproque, on découvre une belle fraternité.
L’instabilité des profondeurs règne, nos imaginations sont fertiles, impossible pour le moment d’être sûrs, qu'il faille suivre vaille que vaille et coûte que coûte, ce qui nous guide vers les abîmes où des champignons luminescents, fidèles sentinelles demeurent les seuls lumignons, apportant aux méandres des lieux une chiche lumière, nous pénétrons comme par enchantement dans un univers unique, resplendissant, des peintures pariétales mettent en valeur les parois de la cavité, véritable source d’émerveillement nous passons du clair-obscur à la clarté limpide, les ombres portées deviennent moins impressionnantes, un léger souffle de vent porteur joue entre les concrétions, appel de l'air du monde d'en haut aux abysses. Le temps semble s’être figé dans l’enclave souterraine, du seuil où tremble nos incertitudes, nous regardons dans toutes les directions à la recherche de la la plus infime source de lumière , de la moindre étincelle de vie pour avoir un repère; on passe souvent près d'une source de félicité sans se douter d'une opportunité capable de nous propulser vers les sommets !
Diantre !...une goutte d’eau vient rompre le silence, à quelques pas, nous apercevons des racines d'arbres qui poussent à la surface, un rai de lumière vient conforter notre espérance car une issue praticable se dessine sous nos yeux éblouis, il ne faut jamais baisser les bras, même au plus profond de la nuit. Nous préparons le nécessaire pour la remontée, une lumière bleutée nous dévoile les creux de l'arbre à cavités auxquels nous essayons de nous agripper, dans ces instants suspendus au petit bonheur la chance, c’est l'ascension entre pierre et lumière, quelques aspérités quoique précaires permettent notre élévation, nos pieds glissent souvent mais nos efforts conjugués se voient récompensés par un regain de luminosité. Durant ces instants suspendus au gré de nos actions, qu’il est doux de revoir des bouts de ciel...Ouf ! nous voici arrivés...
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Dans les couloirs du temps qui passe chemine péniblement le Maître du Temps. Il y a des portes qui nous attirent comme un voyageur devant une lumière qui exhorte tout un chacun à laisser aller les choses à ses envies, quelques repères d'un scénario reviennent de temps en temps à la mémoire, dans lesquels apparurent de nombreux symboles, des formes destinées à se métamorphoser, un sentiment d'inventivité, de don de soi exprimé, d'une aura qui brille de l'intérieur, des visions se présentent spontanément dans l’espace infini de l’imagination.
Fidèle au temps passé, lointain ou proche, peu importe, nous sommes propulsés comme sur la vague qui emporte au loin les bateaux avec à son bord les vieux pochtrons, dans les clapotements furieux des marées, le souffle du vent insensé et la pluie diluvienne furent très bénéfiques, l’écume jaillit, frôlant la mouette volage bien loin des amers remarquables, le désir de toucher terre s’éveille. Dans la banalité grise d’un ciel éteint se profilent les chalands, c'est sans doute ici que le Maître médite, ou bien ailleurs, tous les lieux sont propices aux êtres sans peur de Chronos, les étoiles sont là, guidant sagement les marins vers le rivage, dans une part de nous, habite toujours une étincelle de Vie capable de devenir fanal pour guider dans la nuit noire un cheminant en mal d'Amour filial qui mène souvent dans une impasse, on crée des ancrages qui nous permettent d'apporter plus d’ardeur au sein du véhicule physique, mais le corps comme le mental sont encore des moyens d'expression souvent malhabiles sans allégeance avec l'Esprit Divin qui ne peut faire entendre son chant.
Sur la longue route qui ne peut voir son but, la félicité se glisse à travers les jours sceptiques, dans ces moments de grâce, nous appréhendons par ces instants fugitifs, le fil qui relie et nous lie à tout un chacun. Avançons plus loin, il est temps de s’aventurer dans des territoires inexplorés en revenant à nos racines dans un passé lointain, écoutons le bruit de la sylve, dans les grands arbres s'ébattent une communauté de primates pratiquant l'épouillage et d'autres activités tout aussi basiques, c'est l'heure exquise où les fossoyeurs de la brousse n'ont rien à surveiller du haut des baobabs, un souffle chaud écrase la savane, les prédateurs somnolent mais leurs sens demeurent aux aguets dans la chaleur étouffante densifiée d'humidité, à l'ombre des bosquets, les antilopes rêvent.
D'ardentes imaginations se mettent soudain en scène, au cœur de la Matière, le regard s'ouvre sur les portes de la perception quelque part aux antipodes, l'expansion d'un Univers est achevé, les atomes vont retourner à leur composition simplifiée, l’obscurité du monde n’est qu’une ombre, derrière elle, se trouvent une clarté, une joie ineffable qui sous-tend la Création, les créatures animées ou qui semblent sans vie, du minéral en passant par le végétal, l'animal, l'homme, et les règnes sur d'autres exoplanètes, nous résidons dans le monde du présent, mais nous situons nos esprits sur l’ancienne Voie.
Au loin, nous apercevons un lac perdu entre des pins parasols, couverts de nénuphars, à travers un petit chemin couvert d’épines, nous avançons, le sang coule goutte à goutte sur le sol transformant la terre en un tapis écarlate qui lui aussi se métamorphose en une multitude de pétales de Roses rouges, les douleurs deviennent des doux leurres, nos pieds ailés frôlent le chemin qui devient de plus en plus incertain, on s'enfonce dans un monde perdu, parcouru par des vents fantômes chargés d'étranges pollens, les scènes dessinent des scénarios en imbroglios, on s’accroche, les chimères cadencent notre marche insensée de leur mélopée gutturale, des relents méphitiques planent dans l'air créant un malaise dans cette scène onirique, il pleut des ficelles de ténèbres électriques, nos cris apeurés tirent hors d'un trou une étrange créature avec de grandes oreilles et trois cheveux sur la tête.
Non , non, ce n'est pas Yoda car son nez ressemble à une courgette qui s'allume quand il nous interpelle ainsi : NON...Bouh...Bigre...c'est une hideuse manticore qui se pointe et hisse la tête,...Vite...protégeons nos corps, sa queue s'agite dans le vide en tordant vers le haut la fourche vénéneuse qui en arme la pointe, la détestable bête...Ouais, ho, hé, hein, ça va...la réalité dans laquelle nous sommes a été déviée, amplifiant nos visions de chimères, oublions ce passage obscur, nos prières ont reçu réponse du fond de l’éther, les exilés poursuivent et chantent à pleine voix -hé ho, hé ho, on rentre du boulot avec dans notre dos, un sac plein de nectar, du Chouchen de Landerneau; mais l'ivresse ne peut être éternelle, seul l'accomplissement d'un projet longuement élaboré peut nous mettre dans un état d'exaltation partagé, il est indispensable de se détourner des séductions subjectives.
Dans l'horizon sans fin qui jamais n’approche, les jambes alanguies, surgit un gnome, nous guidant...oh délice...! vers une grotte...le gnome nous dit alors: le passage dans la terre est un thème fréquemment utilisé dans les enseignements initiatiques.
Instant sublime, on retient son souffle, vient une descente, derrière un rocher, coule une source d'eau pure s'enfonçant dans les profondeurs de la terre, nous serpentons gaiement, au coeur de l’insolite et rare beauté, les stalagmites et stalactites se reflètent dans l'onde vive, un léger vent chaud vient nous caresser, puis en continuant notre pérégrination la chaleur s'intensifie dans les profondeurs souterraines, une douce résonance de nos voix parcoure les parois répondant en écho aux bruits insolites des chauves qui sourient, en vraies espionnes, elles nous tiennent compagnie, bonjour l’atmosphère !
Nos regards se posent dans une cavité plus bas, le souffle coupé, sans pour autant claquer des dents, nos actions ont des conséquences comme le désir qui s'y trouve, suspendus dans le vide, il faut se harnacher pour éviter que rochers et éboulis ne nous fassent la fête. Un impressionnant lac aux eaux turquoises se dévoile tel un voile lentement soulevé nous révèle mille feux étincelants, irradiants, émanant de topazes de saphirs d'émeraudes et d'une rivière de diamants, nos yeux sont émerveillés par tant de joyaux, magnifique, un décor de rêve époustouflant, quelle divine aubaine cette somptuosité de richesse dévoilée.
Un rayonnement étrange fait de bleu et de vert, semble remplir le lieu souterrain d'une aura mystérieuse nous inspirant en toute logique que la Terre tant à sa surface que dans ses profondeurs recèle des trésors insoupçonnés, l'homme en lui-même est aussi un Univers à explorer aux richesses inexploitées, dans le respect réciproque, on découvre une belle fraternité.
L’instabilité des profondeurs règne, nos imaginations sont fertiles, impossible pour le moment d’être sûrs, qu'il faille suivre vaille que vaille et coûte que coûte, ce qui nous guide vers les abîmes où des champignons luminescents, fidèles sentinelles demeurent les seuls lumignons, apportant aux méandres des lieux une chiche lumière, nous pénétrons comme par enchantement dans un univers unique, resplendissant, des peintures pariétales mettent en valeur les parois de la cavité, véritable source d’émerveillement nous passons du clair-obscur à la clarté limpide, les ombres portées deviennent moins impressionnantes, un léger souffle de vent porteur joue entre les concrétions, appel de l'air du monde d'en haut aux abysses. Le temps semble s’être figé dans l’enclave souterraine, du seuil où tremble nos incertitudes, nous regardons dans toutes les directions à la recherche de la la plus infime source de lumière , de la moindre étincelle de vie pour avoir un repère; on passe souvent près d'une source de félicité sans se douter d'une opportunité capable de nous propulser vers les sommets !
Diantre !...une goutte d’eau vient rompre le silence, à quelques pas, nous apercevons des racines d'arbres qui poussent à la surface, un rai de lumière vient conforter notre espérance car une issue praticable se dessine sous nos yeux éblouis, il ne faut jamais baisser les bras, même au plus profond de la nuit. Nous préparons le nécessaire pour la remontée, une lumière bleutée nous dévoile les creux de l'arbre à cavités auxquels nous essayons de nous agripper, dans ces instants suspendus au petit bonheur la chance, c’est l'ascension entre pierre et lumière, quelques aspérités quoique précaires permettent notre élévation, nos pieds glissent souvent mais nos efforts conjugués se voient récompensés par un regain de luminosité. Durant ces instants suspendus au gré de nos actions, qu’il est doux de revoir des bouts de ciel...Ouf ! nous voici arrivés à la surface et au miracle, devant nous, le Lac devient un fait surprenant, sous un soleil ardent, scintillant de mille brillants formés par l'eau recevant les assauts de l'Astre bienveillant, s'ébattent des cygnes, supportés par l'onde qui semble nous faire signe...
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«Beaucoup de gens entrent et sortent de ta vie, mais seuls les vrais amis y laissent leur empreinte»


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